MOVIE MINI REVIEW : critique de Everly

MOVIE MINI REVIEW : critique de Everly

Note de l'auteur

EVERLY

 

 

 

Depuis que Quentin Tarantino a remis au goût du jour la série-B-voire-Z sanguinaire avec le diptyque taré Kill Bill (et le navet Grindhouse accompagné de son pote Robert Rodriguez le tocard des étoiles), y a comme une malédiction qui s’est abattue sur le cinéma d’exploitation contemporain. Une horde de petits malins se font engouffrés dans cette brèche et nous balanceNT régulièrement à la tronche leurs purgeasses méta-mongolo-bidule-qui-font-bouillir-l’humeur-vitrée des cinéphiles…
Le gars Joe Lynch, après l’arnaque King of Badassdom (aussi badass qu’un cochon dinde frappé d’encéphalite léthargique défoncé à la weed de synthèse venue d’une autre galaxie), fait dans l’exploitation délirante et sanguinolente.
Recluse dans un loft paumé dans une mégapole US improbable, une prostipute (vaguement de luxe) affronte une horde de yakuzas énervés par autant de caricature histoire de retrouver sa pitite fifille chérie qu’elle a pas vu depuis des zillions d’années.
Everly pulvérise, avec une énergie de condamné à mort, les frontières du WTF filmique. La pathétique génisse tex-mex Salma Hayek, métamorphosée en gruyère humain invincible (plus y a de Salma plus y a de trous et plus y a de trous, moins y a de Salma), les (faux) nichons portés en étendard et le talent toujours aux abonnés absents dézinguent au fusil à canon scié, au sabre, à la grenade et à l’acide sulfurique du sbire imbécile (et du spectateur docile) tout ça en faisant des gigantesques battle nanardes de philosophie orientale frelatée avec le super super super super méchant tout pompé sur le Bill de Kill Bill.
Ce huis clos étouffant de connerie repousse les limites du crétinisme filmique. Joe Lynch plagie Tarantino sans vergogne et abandonne toute forme de logique et de narration pour s’adonner à une espèce d’œuvre expérimentalo-nawesque Z de chez Z. D’une prétention cosmique… D’une misogynie et d’un racisme proprement ahurissant! Toute cette pseudo-coolitude indigeste et honteuse relève de la torture… À fuir…

En e-cinéma depuis le 17 juillet
2014. USA. Réalisé par Joe Lynch. Avec Salma Hayek, Hiroyuki Watanabe, Laura Cepeda…
Éditeur : TF1 Vidéo

 


Everly – Bande-annonce (VOST) par cinematon

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