MOVIE MINI REVIEW : critique de Ex Machina

MOVIE MINI REVIEW : critique de Ex Machina

Note de l'auteur

EX-MACHINA-01

 

 

 

L’intelligence artificielle… Sujet aussi passionnant qu’éculé. Depuis les délires mystico-psychotiques de Hal (coucou 2001), la chasse aux répliquants de Blade Runner, le hacking humain du terrifiant puppet master (coucou Ghost In The Shell), l’OS qui découvre la conscience (coucou Her) jusqu’aux prédictions apocalyptiques exprimées par Stephen Hawkins en personne qui se croit dans un prequel de Terminator, les transistors font peur!
Caleb, jeune programmeur d’un mastodonte du net clone de Google gagne un séjour d’une semaine dans la maison de son boss/gourou Nathan, ermite barbu (clin d’œil d’une subtilité pachtyermique) reclus dans un paradis aussi époustouflant qu’oppressant. Ce que Nathan ne sait pas c’est qu’il va se transformer en rat de laboratoire. Il va devoir «tester» Ava, androïde d’une humanité spectaculaire. Et transcender le fameux test de Turing (ouais, celui d’Imitation Game) sensé démontrer l’intelligence de la machine en trompant un être humain. Le truc c’est qu’Ava arbore un look ultra-robotique délirant et une beauté ensorcelante (déclinaison des inoubliables robots du clip de Bjork, All is full of love et de l’inquiétant robot femelle du Metropolis de Fritz Lang). Caleb va discuter avec elle sous le regard d’un Nathan trop poli pour être honnête. Et une relation perverse à trois va s’installer dans ce bunker isolé. Qui manipule qui? Qui étudie qui dans cette anti-chambre de l’apocalypse robotique à venir (coucou la référence à la bombe atomique)?
Alex Garland, scénariste de Danny Boyle sur 28 Jours plus tard et Sunshine, est victime à la fois du complexe de dieu et du complexe de Kubrick, ce qui revient à peu près au même. Alors Alex multiplie les plans langoureux et somptueux. Mais aussi soporifiques. C’est qu’il ne dit rien de vraiment nouveau là, Alex, même s’il en est persuadé. Dans ce hui clos d’une perversité ensorcelante, c’est carrément l’avenir de l’humanité qui se joue. On se retrouve au jardin d’Éden le jour où dieu fait se rencontrer Adam et Eve. Pour un destin aussi pure que funeste. Cette parabole (un peu lourdingue) sauve (deus) Ex Machina de la prétention carabinée. N’est pas Kubrick qui veut Alex.

En salles depuis le 27 mai
2014. USA/Grande Bretagne. Réalisé par Alex Garland. Avec Alicia Vikander, Domhnall Gleeson, Oscar Isaac…

 


Ex Machina, Bande annonce VOST par DailyMars

 

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