MOVIE MINI REVIEW : critique de Free Dance

MOVIE MINI REVIEW : critique de Free Dance

Note de l'auteur

FREE-DANCE

 

 

 

Alors comme ça, New York c’est juste une mégapole en carton-pâte de conte de fées transgénique moderne ! Une ville blindée de violonistes anglais romantiques au regard de yak trépané et de danseuses décérébrées qui se trémoussent partout tout le temps n’importe comment ! Deux êtres à la naïveté subcosmique appelés à se rencontrer et à s’aimer et à danser et à nous piétiner les neurones à grandes envolées de pirouettes mielleuses, d’arabesques dégueulasses, de sauts de biches mortes et d’entrechats de gouttière…
Ruby, le diamant plouc en plastoc venu du fin fond du Midwest, débarque à New York pour faire danser son corps de déesse blondasse en mousse et son poids chiche cérébro-spinal dans une école prestigieuse tellement prestigieuse du prestige qu’elle a carrément le Dr Quinn comme prof de danse moderne ! Alors qu’elle assiste à une redoutable battle de gangs de danse de rue dans une station de métro rutilante (WTF!) elle rencontre un jeune violoniste rebelle en Perfecto et en pleine crise existentielle, qu’on dirait le fils d’André Rieu et de Catherine Lara, qui explose tous les tympans du monde avec son instrument démoniaque (mais que quelqu’un le lui fasse bouffer bordel !). C’est l’amour fou entre la belle ballerine en carton et le clochard-musicien qui rend sourd !
Le tocard cosmique Michael Damian (ancien acteur des Feux de l’amour, ça ne s’invente pas, reconverti dans la mise en scène, au secours !!!) nous balance une bouillie visuelle et auditive invraisemblable à la gloire de l’amour et de l’art ! Enfin, version nanar de compétition pour midinettes lobotomisées… Nos Roméo et Juliette du néant et tous leurs copains ondulent au son d’un maelström musical insupportable à base de R & B moldave et de rap FM immonde… Les inconnus Keenan Kampa et Nicholas Galitzine (appelés à le rester) surjouent n’importe comment sous la caméra d’un Michael Damian incapable de filmer correctement ses innombrables chorégraphies aveuglantes de nullité (un comble !). Bref, Free Dance c’est du brutal… Le prototype du teenage movie contemporain… Con et clinquant (et foncièrement méprisant) a en devenir fou… Et c’est beau… Et on a envie de faire des cabrioles et d’applaudir avec ses pieds comme un des danseurs devant ce truc surréaliste !

En salles depuis le 3 août
2016. États-Unis/Roumanie. Réalisé par Michael Damian. Avec Keenan Kampa, Nicholas Galitzine, Jane Seymour…

 

 


High Strung (2016) par fullfilmizlesin

 

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