MOVIE MINI REVIEW : critique de Hercule

MOVIE MINI REVIEW : critique de Hercule

Note de l'auteur

HERCULE-2014

 

 

 

Après le blondinet aux yeux de triso du finlandais violent Reny Harlin et le clochard qui vomit partout des dingos de The Asylum c’est au tour de Brett Ratner, le yes man/tâcheron le plus insipide d’Hollywood, de ressusciter le demi-dieu grecque le plus célèbre de l’histoire de l’humanité du cinéma du monde, Hercule… Hercule, le bâtard à Zeus, l’empereur du peplum nanardesque ritalien des glorieuses 60’s, le héros bodybuildé au grand cœur et aux grands muscles déformés par les stéroïdes! Hercule qui pulvérise tout être vivant qui ose s’approcher de lui avec son gros gourdin turgescent. Du chaton de Némée au cochon d’Inde d’Érymanthe, sans oublier l’hybride Vincent Delerme et, c’est étonnement moins resté dans les annales, une armée de petits hommes vert barbus hystériques et tatoués (une espèce de tribu hipster antique quoi).
Mais attention! Là. Brett, il veut dire des trucs avec son HERCULE. Brett, il fait dans la démystification méta-bidule… Dans l’origine story ultra dark… Il transforme son Hercule herculéen en mercenaire cynique à trauma émotionnel grotesque. Avec son gang de guerriers décérébrés en cuir (dont Ingrid Bolsø Berdal, clone spectaculaire de Nicole Kidman, période humaine), Hercule (le pauvre nounours naïf et létal Dwayne Johnson, complètement hors sujet) se rend au joyeux royaume de Thrace pour mettre leur race à des centaures que c’est même pas des vrais centaures d’abord (« fucking centaurs! »).
Le nawak paresseux se répand dans la lande thracienne (en fait ce truc a été tourné en Hongrie, nouveau concurrent de poids pour la grande usine à navets bulgare). C’est qu’il se passe quand même pas grand chose dans ce truc à l’intrigue poussive et téléphonée (coucou LE COLOSSE DE RHODES et la série éponyme produite par Sam Raimi). En ôtant (vraiment?) toute connotation fantastique à son héros (c’est le fils à Zeus ou pas bordel???), Brett se plante un glaive dans le pied. Malgré toute la tunasse étalée à la gueule du spectateur… L’absence de folie nanarde et de talent (Brett, quoi!) empêchent cet HERCULE de rivaliser avec LA LÉGENDE D’HERCULE (la review ici) du divin Reny et HERCULES REBORN à The Asylum… Trop nawesque pour être pris au sérieux… Trop fadasse pour être réellement divertissant… Rien quoi!
Brett, il sait même pas faire un nanar… Ce mec est sans espoir!

En salles depuis le 27 août
2014. Réalisé par Brett Ratner. Avec Dwayne Johnson, John Hurt, Ian McShane…

 

 

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