MOVIE MINI REVIEW : critique de Horns

MOVIE MINI REVIEW : critique de Horns

Note de l'auteur

HORNS

 

 

 

Alexandre Aja est vraiment un mec à part. Un réal qui a le don de surprendre à chacun de ses films. En mal! Toujours en mal! Mais il faut quand même lui reconnaitre cette capacité hors du commun. Alors qu’il semblait avoir touché le fond du crétinisme vulgaire avec PIRANHA 3D, Alexandre continue de creuser dans les entrailles infernales de la connerie filmique. Et son nouvel étendard flamboyant s’appelle HORNS!
Une jeune fille est sauvagement violée et assassinée. Son boyfriend, loser à mèches rebelles, est suspecté. Devant la haine généralisée des habitants de ce bled à bouseux dégénérés, le garçon hurle son désespoir et blasphème comme un dingo le soir au fond des bois (il fracasse une statue de la Vierge et urine sur des cierges, quel mécréant). Le lendemain une paire de cornes méphistophéliques lui sortent du front! Affublé de ces proéminences qui lui donnent la faculté de recueillir les confessions des pêchés les plus intimes des gens qu’il croise (dont l’homosexualité, bravo Alexandre!!!), Ig (pour Ignoble, Ignorant ou Ignatius je sais plus trop) part à la recherche du tueur.
Derrières ses oripeaux post-modernes de comédie horrifique gentiment gore et pompée à mort sur l’imaginaire de Sam Raimi, HORNS avance masqué. Sous cette coolitude frelatée se cache un discours proprement hallucinant. Un fanatisme religieux prosélyte permanent. Les pêcheurs seront tous punis (dont l’homo) et la pureté virginale triomphera. Cette sacralisation imbécile de l’innocence absolue doublée d’une glorification écœurante de la purification par la souffrance font carrément froid dans le dos. Et ces mégatonnes de bondieuseries nucléaires sont filmées n’importe comment par un Alexandre Aja en plein extase nanar!
Son duo de tourtereaux légumineux (Daniel Radcliffe n’est pas crédible une seule putain de seconde en maverick assoiffé de vengeance et le talent de Juno Temple se résume à sa magnifique paire de nichons, qu’elle expose vulgairement de films en films) plombe définitivement ce truc à l’intrigue grotesque (on comprend tout tout de suite). Et cette purge de haute volée explose dans un climax d’une imbécilité stratosphérique. Tant de délires chrétiens masqués derrière une americana de pacotille (ce truc est aussi un plagiat de l’univers du grand Stephen King, c’est pas beau de copier n’importe comment sur papa pour ton roman Joe Hill, tu seras puni!!), on en avait pas vu depuis l’épouvantable LOVELY BONES à Peter Jackson.
Bref. HORNS est une putain d’abomination. Un délire évangéliste enseveli sous une imagerie démoniaque faussement subversive. À ce jour le pire film d’un Alexandre Aja bien parti pour devenir le plus grand tâcheron de sa génération!

En salles depuis le 1er octobre
2013. USA/Canada. Réalisé par Alexandre Aja. Avec Daniel Radcliffe, Juno Temple, Max Minghella…

 

 

 

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