MOVIE MINI REVIEW : critique de La légende de Manolo

MOVIE MINI REVIEW : critique de La légende de Manolo

Note de l'auteur

LA-LEGENDE-DE-MANOLO

 

 

 

Le Mexique. Le pays des moustachos et des moustachas, des toreros, de la lucha libre, des chicas mui caliente, des desperados et du culte festif des morts. Guillermo Del Toro et le réal Jorge R. Gutierrez nous convient dans leur patrie invraisemblable version carte postale bariolée.
Manolo aime Maria. Joaquin aime Maria aussi. Maria sait pas qui choisir. Manolo le torero romantique ou Joaquin le héros de la guardia civil. Deux divinités vont jouer avec leur destin dans cette fable ensevelie sous des tonnes de guimauve frelatée. Les dieux sont des marionnettistes capricieux et les humains d’authentiques pantins de bois.
LA LÉGENDE DE MANOLO s’amuse avec le folklore mexicain (plus précisément avec les calaveras, les têtes de morts décorées) blindé de romantisme à la fois noir et chatoyant. Le design général est ensorcelant de beauté. Malheureusement, Jorge R. Gutierrez n’arrive jamais à transcender son scénario puéril de chez puéril où le pittoresque (parfois grossier) s’étale tout partout jusqu’à poncer les tympans avec des reprises chicano/FM dégueulasses de tubes d’Elvis, de Radiohead, de Rod Stewart (???) ou d’Arcade Fire. Tout le monde chante en flinguant le rythme d’un film qui ne développe jamais vraiment son sujet pourtant passionnant, le rapport naturel et joyeux à la mort. Clone coloré du décevant NOCES FUNÉBRES à Tim Burton, LA LÉGENDE DE MANOLO ne parvient pas à s’extirper de son horripilant statut de film d’animation pour chiards boutonneux (la grande malédiction du ciné US). La belle Maria et Manolo (pas assez dirty) Sanchez méritaient plus d’ambition et de folie…

En salles depuis le 22 octobre
2014. USA. Réalisé par Jorge R. Gutierrez. Avec les voix de Diego Luna, Zoe Saldana, Channing Tatum…

 

 

 

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