MOVIE MINI REVIEW : critique de La promesse d’une vie

MOVIE MINI REVIEW : critique de La promesse d’une vie

Note de l'auteur

PROMESSE

 

 

Après avoir chanté (enfin si on peut appeler ça chanté, ça ressemblait plutôt aux hurlements d’une vache enragée torturée par des extraterrestres fous adeptes de sondes protéiformes) dans l’invraisemblable Les Misérables, le buffle australien Russel Crowe s’essaie à la mise en scène. Avec un sujet des plus casse gueule et des plus bouleversants, la guerre. La grande guerre. La bataille des Dardanelles (Gallipoli pour les australiens, Çanakke pour les turcs). Un putain de bain de sang légendaire (qui inspira la chanson The Band Played Waltzing Matilda, immortalisée par les Pogues) qui dura moins d’un an et fit plus de 100 000 morts (turcs, français, australiens et néo-zélandais réunis dans une invraisemblable orgie de sang).
Un fermier australien, un peu sourcier mystique à ses heures, qui a perdu ses trois fils dans la bataille part, après le suicide de sa femme (elle est pas belle la vie les gens?), à la recherche des corps perdus de ses garçons suppliciés. Sur place Connor (un excellent Russel Crowe, tout en désespoir contenu) découvre une autre culture et un peuple qui a aussi violemment souffert de cette boucherie sans oublier une ravissante veuve de guerre du cru (la française Olga Kurylenko).
Russel Crowe, avec ce sujet ultra touchy dans son pays fait dans le mélo sirupeux et la modestie. Et l’académisme. C’est la force, et aussi la faiblesse de cette version australo-ottomane d’Un long dimanche de fiançailles. Russel fait preuve d’une grande pudeur et d’un profond respect pour le peuple turque mais sa mise en scène manque cruellement d’inspiration. On est dans de la pure illustration désincarnée dégoulinante de bons sentiments 1000000000% hollywoodiens. Et quand même un peu insipide. C’est dommage parce que ce sujet, tiré très très très librement d’une histoire vraie méritait un peu de folie et de fureur et d’inspiration. Mais la force et la simplicité de cette histoire bouleversante sauve in-extremis ce truc du vide intersidéral mielleux dans lequel il a trop tendance à s’ébrouer…

En salles depuis le 15 avril
USA/Australie/Turquie. Réalisé par Russell Crowe. Avec Russell Crowe, Jai Courtney, Olga Kurylenko…

 


Bande-annonce : La Promesse d’une vie VOST par PremiereFR

 

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