MOVIE MINI REVIEW : critique de La Rage au ventre

MOVIE MINI REVIEW : critique de La Rage au ventre

Note de l'auteur

RAGE

 

 

 

Quand ils ne se foutent pas sur la gueule à s’en décapsuler le cerveau sur les rings enfiévrés et quand ils ne détruisent pas leur vie histoire de renaître encore et encore tels des phœnix musclés, les boxeurs font dans la leçon de vie version direct du droit dans la tronche et clichés dégoulinants de rage et de sueur !
Le film de boxe (la boxploitation?) est un sous-genre mythique qui brasse les mêmes thématiques. Grandeur, décadence et rédemption (plus ou moins impossible). Mais des thématiques universelles pour un univers fascinant. Résultat, on ne se lasse jamais de ces variations stylistiques alors que ce sport en lui-même est en pleine déchéance, ravagé par les fausses idoles et les innombrables pseudo-matches du siècle qui se succèdent dans l’indifférence générale.
Antoine Fuqua suit les pas de ses glorieux aînés (Robert ‘Nous avons gagné ce soir’ Wise, Martin ‘Raging Bull’ Scorsese, Clint ‘Million Dollar Baby’ Esatwood et cie…) avec La Rage au ventre ou les tribulations existentielles et sanguinolentes d’un super-boxeur-de-sa-race-venu-des-bas-fonds qui perd tout après un drame personnel et qui doit se battre pour refaire surface, émietter la gueule au vilain méchant boxeur latino et récupérer sa fifille chérie. Tous les clichés du genre sont de sortie, explosés par la caméra viscérale et lacrymale d’un Antoine Fuqua déchaîné. Antoine ne révolutionne rien (c’est la grande faiblesse du film) mais sa sincérité, sa fureur et ses acteurs possédés (coucou Jake « je suis la fusion psychopathe entre Rocky Balboa et Jake La Mota » Gyllenhaal et coucou Forest ‘je déclame des phrases toutes faites sur la life‘ Whitaker) emportent tout sur leur passage balisé à l’extrême. Fuqua se prend pour Aronofsky et nous propulse dans une essoreuse émotionnelle géante et hystérique. Et totalement anecdotique…
Sinon les boxeurs doivent quand même en avoir marre d’être systématiquement réduits à des colosses au cœur d’or et au cerveau de plomb…

En salles depuis le 22 juillet
2015. USA. Réalisé par Antoine Fuqua. Avec Jake Gyllenhaal, Rachel McAdams, Forest Whitaker…

 

 


La rage au ventre (Southpaw) : bande-annonce… par inthefame

 

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