MOVIE MINI REVIEW : critique de Le BGG – Le Bon Gros Géant

MOVIE MINI REVIEW : critique de Le BGG – Le Bon Gros Géant

Note de l'auteur

BGG

 

 

 

Quand le grand Steven Spielberg s’adresse directement aux petits enfants, y a une pandémie mondiale du monde de diabète cinématographique qui risque de se déclarer ! Paré des atours décatis du mythique Amblin Entertainment, voici que débarque, 25 ans après Hook, catastrophe ambulante dégoulinante de mièvrerie, le BGG à grandes oreilles décollées.
Ce Bon Gros Géant, vaguement arriéré, chasse les rêves et fabrique à ses heures perdues des cocktails fantasmagoriques surpuissants dans une Angleterre 80’s caricaturale à en crever. Comme la rencontre (malheureusement pas si) improbable entre Charles Dickens et Margaret Thatcher orchestrée par le génial Roald Dahl.
L’orpheline Sophie (l’insupportable Ruby Barnhill, qui mérite de se faire gober toute crue par les méchants géants à têtes de ploucs dégénérés qui lui courent après) embarque au pays des géants avec le BGG, qui s’ennuie à mort dans sa baraque délabrée… Bon. Après le réalisme du super Pont des espions, Steven Spielberg s’éclate comme un dingo avec les échelles de valeur et nous balance quelques moments de pur cinéma (dont un plan-séquence de fou furieux), mais son Bon Gros Géant ne transcende jamais son statut de conte pour enfants édulcoré. Tous les aspects sombres de cette histoire (le destin funeste des autres enfants embarqués par le BGG ou la cruauté des autres géants plus que géants qui harcèlent le BGG depuis la nuit des temps) sont totalement mis de côté. Ne reste qu’un déferlement de gentillesse qui vire très vite à l’overdose de glucose sentimentaliste. Et le final, complètement WTF (et présent dans le livre) finit de plomber ce truc dénué de légèreté et de poésie. En fait, le problème, c’est que Spielberg (qui s’autocaricature à la folie avec ses personnages au regard éberlué de camé en surdose de saccharose) s’adresse en fait à un public fantasmé, un public enfantin qui n’existe pas (ou plus). Son BGG, dégoulinant de naïveté synthétique, est à des années-lumière de sa cible. Ces pitits nenfants tout naïfs et tout mignons (pour pas dire cons comme des balais) qui n’existent que dans le cerveau dépravé des producteurs hollywoodiens défoncés aux drogues dures mongolo-disneyennes… Irrémédiablement anachronique…

En salles depuis le 20 juillet
2016. Réalisé par Steven Spielberg. Avec Ruby Barnhill, Mark Rylance, Rebecca Hall…

 

 


LE BGG – Le Bon Gros Géant : bande-annonce #3 VOST par inthefame

 

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