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MOVIE MINI REVIEW : critique de Le Hobbit : La bataille des cinq armées

MOVIE MINI REVIEW : critique de Le Hobbit : La bataille des cinq armées

Note de l'auteur

HOBBIT-3

Le grand freak show numérico-heroïco-fantaisiste interminable remplis de nains verticalement (et nasalement) défavorisés et de monstres patibulaires en tous genres qui se mettent sur la gueule prend enfin fin… Les aventures de Bilbo le hobbit, prequel/clone de la saga du Seigneur des anneaux, s’achèvent dans une orgie de sang, de sentiments en plastoc et de CGI plus hallucinants que jamais.
Le grand vilain dragon Smaug est tout vénère. Il crache son fiel et son feu destructeur sur le village de pêcheurs bouseux. Mais son sort est expédié en 30 pitites secondes. Bonjour le foutage de gueule! C’est que Peter Jackson veut nous balancer à la tronche sa nouvelle guerre numérico-bidule avec caméra tournoyante à la Claude Lelouch. Une guerre qu’il veut plus spectaculaire que celle du RETOUR DU ROI.
Et c’est bien là tout le problème de cette BATAILLE DES CINQ ARMÉES (oui monsieur oui madame vous ne rêvez pas, j’annonce pas une, ce serait con en même temps, pas deux, pas trois, pas quatre mais oui monsieur oui madame j’annonce bien cinq armées qui vont se foutre sur la gueule devant vos yeux ébahis par la 3D qui sert à rien et la HFR 3D à rotation nucléaire inversée machin!). L’ombre écrasante de la trilogie originelle plane sur cette prequel. Prequel qui souffre de la même désincarnation (à l’exception de l’émouvant VOYAGE INATTENDU) et de la même surenchère technologique vaine. Ce truc est un impressionnant livre d’images qui bougent. Mais Peter Jackson n’arrive jamais vraiment à insuffler de l’émotion dans ses personnages stéréotypés. L’amour irradie de partout mais on y croit jamais. Jackson ressemble étrangement au roi Thorin, aveuglé par sa réussite et son pouvoir, incapable de se rendre compte de sa paranoïa auto-destructrice.
Jackson est prisonnier, depuis près de 15 ans, de cette fresque épique. À l’instar d’un George Lucas qui a fini par saboter sa création. Peter Jackson n’en est pas arrivé à cet extrême mais cette conclusion poussive sent l’épuisement créatif et la machine à pixels qui tourne à vide. Il est grand temps pour lui de tourner la page parce que le démon nanardeux commence à roder… Bilbo jette des cailloux aux méchants orques et les pitoyables amoureux maudits (le duo de casseroles rouillées Aidan Turner/Evangeline Lilly) se sauvent mutuellement la life dans un tsunami de ralentis risibles.
La recette qui fit le triomphe populaire du SEIGNEUR DES ANNEAUX frise carrément l’autoparodie involontaire. L’amour, la mort, le destin, la fraternité, l’honneur et les CGI s’envoient en l’air naïvement à en devenir dingo.
Peter Jackson devrait sincèrement penser à quitter cette Terre du milieu qui la fait roi. À moins qu’il ne décide d’adapter, dans une tétralogie de 83 heures, le recueil des listes de courses de Tolkien! Avec Ian McKellen dans le rôle du pain de mie, Cate Blanchett en bouteille de lait demi-écrémé et Liv Tyler en courgette flétrie (un rôle fait pour elle)… Il en serait bien capable…

En salles depuis le 10 décembre
2014. USA/Nouvelle-Zélande. Réalisé par Peter Jackson. Avec Ian McKellen, Martin Freeman, Richard Armitage…

 

La critique à Jane McCLane c’est par là…

 

 

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