MOVIE MINI REVIEW : critique de Le Juge

MOVIE MINI REVIEW : critique de Le Juge

Note de l'auteur

LE-JUGE

 

 

 

Bienvenue à Caricature City, Indiana, USA. Bienvenue dans cette americana de carte postale gerbante de fausse authenticité qu’on dirait une attraction de Disneyland. Une americana en toc qui n’existe que dans le cerveau de producteurs hollywoodiens noyés dans le cynisme et dans leurs piscines remplies de putes de luxe et de cocaïne coupée à l’eau de javel.
Un avocat rongé par le fric facile et le cynisme californien retourne dans son bled natal pour l’enterrement de sa môman. Il y retrouve son père tyrannique, juge respecté par les ploucs du cru. Et l’avocat corrompu par la méchante ville va retrouver goût à la vie et aux nichons 100% naturels de Vera Farmiga en défendant son pôpa grabataire cancéreux accuser de meurtre.
Le tacheron intergalactique David Dobkin (spécialiste des comédies pas drôles genre FRÈRE NOËL, SHANGAI KID II ou ÉCHANGE STANDARD) se lance dans le film de procès crétin et dans la glorification grotesque d’un Robert Downey Jr consternant de mégalomanie. C’est que ce truc est entièrement conçu par et pour lui (il est producteur de ce machin). Pour rendre grâce à son immense talent de l’espace. Et c’est insoutenable. Robert cabotine comme un fou furieux au milieu de faire valoir plus transparents les uns que les autres (qu’est-ce que Vincent D’Onofrio, Billy Bob Thornton et l’immense Robert Duvall sont venu foutre dans ce film???). LE JUGE est une caricature pathétique de procedurial (le film de procès), ce genre séminal du cinéma américain, glorifié par le génial Sidney Lumet. Robert est bien loin du fantastique COUPABLE RESSEMBLANCE où il faisait se premières armes. Là il se ridiculise comme c’est pas permis. Tout sent l’artifice, la naphtaline de synthèse, la manipulation grossière et la lacrymalitude larmoyante des yeux extirpée à la tronçonneuse. Ridicule…

En salles depuis le 22 octobre
2014. USA. Réalisé par David Dobkin. Avec Robert Downey Jr., Robert Duvall, Vera Farmiga…

 

 

La critique à Jane McClane c’est par là…

 

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