MOVIE MINI REVIEW : critique de Le Monde de Dory

MOVIE MINI REVIEW : critique de Le Monde de Dory

Note de l'auteur

DORY

 

 

 

Dory le poisson chirurgien amnésique, side kick exubérante du Monde de Nemo (et qui volait la vedette à cet insupportable paranoïaque de Marin), a droit à son film à elle. Une photocopie hystérique et imbécile et mielleuse de l’original ! Comme l’amnésie instantanée de Dory, c’est rigolo 5 minutes mais ça fait pas une intrigue, elle passe dorénavant son temps à se souvenir de trucs, genre tout le temps (un souvenir = un rebondissement nawesque, ça c’est du scénario), dans sa quête transocéanique pour retrouver ses parents vivant dans un institut de biologie marine qui ressemble méchamment à un parc d’attraction aquatique californien à la Seaworld (normal, c’est après avoir vu le documentaire Blackfish que les scénaristes ont fait machine arrière, et ça se voit vraiment, on ne comprend rien à cet endroit). Histoire de masquer le crétinisme ambiant, Andrew Stanton et Angus MacLane multiplient jusqu’à la nausée les seconds rôles délirants (seul Hank le poulpe caméléon aventurier sort de ce déferlement de mignonitude digitale, son film à lui ne saurait tarder vu le triomphe au box office).
Tous ces poissons et mammifères marins s’ébrouent en fait dans un océan de guimauve létale et de cynisme spectaculaire. C’est qu’il ne se passe absolument rien dans Le Monde de Dory que l’on ait déjà vu en mieux dans Le Monde de Nemo. Et les petits gars de Pixar emballent cette arnaque conceptuelle avec des tunnels de dialogues insupportables à la gloire de l’amour familial et de l’amitié qui relèvent de la torture. La volonté, c’est plus fort que tout (même de la cohérence) et il faut savoir aller au bout de ses rêves comme Jean-Jacques Goldman ! Visuellement paresseux (le chara design n’a pas bougé d’un iota depuis 2003 et l’ensemble ne résiste pas une microseconde à la comparaison avec le mignon tout plein Piper, court métrage d’ouverture visuellement étourdissant signé Alan Barillaro). Le Monde de Dory abandonne toute forme d’ambition thématique et artistique. Ne reste qu’un fan service idiot (la grande spécialité Disney du moment, qui ravage toutes ses franchises) et la désagréable sensation de voir Pixar se perdre dans une tambouille digitale faite de sequels paresseuses et de sentimentalisme dégueulasse psalmodié jusqu’à l’écœurement…
Marin et Dory, on aurait plutôt envie de les voir finir panés dans nos assiettes avec une bonne mayonnaise…

En salles depuis le 22 juin
2016. USA. Réalisé par Andrew Stanton & Angus MacLane. Avec les voix de Ellen DeGeneres, Albert Brooks, Ed O’Neill…

 

 


Le Monde de Dory: une nouvelle bande-annonce et… par oh-my-mag

 

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