MOVIE MINI REVIEW : critique de Le Transporteur : Héritage

MOVIE MINI REVIEW : critique de Le Transporteur : Héritage

Note de l'auteur

LE-TRANSPORTEUR

 

 

 

L’imperator ogresque du navet transgénique Luc Besson et ses sbires décérébrés d’Europacorp n’arrêteront donc jamais de nous surprendre et de nous trimballer sur les sentiers défoncés de la nanarditude extrême ! En rebootant comme un sagouin la franchise bas-du-front turbocompressée Le Transporteur, Camille Delamarre le tâcheron interdimensionnel (déjà responsable de l’épouvantable Brick Mansion, version US de Banlieue 13) fait dans la relecture méta, l’autocitation dégénérée, le remake psychotronique de compétition, le chef d’œuvre expérimental postmoderne même que c’est pas fait exprès qui fait frire les neurones et qui électrifie le zygomatique des plus déviants des cinéphiles !
Oublié l’immense Jason Statham, le nouveau transporteur mutique (et toujours aussi invincible) au charisme de vieux sandwich thon-mayonnaise moisissant sur un plateau abandonné d’une cantine innommable d’une zone industrielle de Franche-Comté et son ex-espion briton de papa (WTF !) transportent une cargaison de nichons anorexiques à perruques sous le soleil de la Côte d’Azur. Un quatuor de putes mousquetaires braqueuses (coucou le remake US de Taxi) ultra vulgaires (qui déclament du Alexandre Dumas, WTF bis !) justes bonnes à se faire tringler par ce duo de bellâtres ectoplasmiques entre deux attaques de proxénètes russes cons comme des poutres en polystyrène.
Des Audis, des putes, des Audis, des placements de marques subtils, des putes, des flics abrutis venus de la franchise Taxi, des Audis, des bastons filmées à la truelle numérique, des putes, du nawak permanent, des Audis et des putes… Le paradis quoi ! Camille abandonne les rives insipides de la cohérence pour explorer les océans hostiles du cinéma expérimental nanar, vortex cinématographique où l’autocitation et l’autoplagiat atteignent des sommets. Tous les copieurs mercantiles de la planète, sans talent ni imagination, n’arriveront jamais à rivaliser avec la secte au gourou Besson et avec Camille, son zélote le plus taré. C’est qu’ils y vont fort là bordel ! Entre le foutage de gueule fabuleux du scénario, les acteurs cataclysmiques (coucou Ed Skrein le tocard et surtout coucou la divine française Loan Chabanananol qui ferait passer Nora ‘Angélique’ Arnezeder pour Sarah Bernhardt), la mise en scène à la fois paresseuse et épileptique, sans oublier les innombrables instants WTF (une pince à épiler, du sucre, des toiles d’araignées et zou, vive l’extraction de balle tranquilou dans une usine désaffectée), on touche au divin…
Camille et son Transporteur : Héritage pulvérisent les limites du nawak et les purges du légendaire Olivier Mégaton comme celles des pires tâcherons made in Europacorp ! Vive la France ! L’autre pays du nanar !

En salles depuis le 9 septembre
2015. France/Chine. Réalisé par Camille Delamarre. Avec Ed Skrein, Loan Chabanol, Ray Stevenson…

 


Bande-annonce : Le Transporteur – Héritage… par PremiereFR

 

 

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