MOVIE MINI REVIEW : critique de Legend

MOVIE MINI REVIEW : critique de Legend

Note de l'auteur

LEGEND

 

 

 

Tom Hardy est Ronald Krays et Tom Hardy est aussi Reggie Krays, son frère jumeau (y en a un qui est psychopathe à lunettes et l’autre juste psychopathe à costard). Mais Tom Hardy pourrait tout aussi être tous les personnages de ce biopic nostalgico-soporifique qu’il n’arriverait pas à sauver ce Legend pas du tout légendaire de l’overdose de naphtaline de synthèse qui rend fou ! Alors comme ça, pour ce pauvre ringard cosmique de Brian Helgeland, la guerre des gangs qui sévissait dans le swinging London londonien du Londres des 60’s se résume à une quinzaine de pochtrons patibulaires aux neurones hors-service qui se foutent sur la gueule dans des pubs minables de banlieue à grands coups de marteaux et de poings américains au son d’une northern soul irrésistible, tous pourchassés par un vieux garçon inspecteur de Scotland Yard (le pauvre Christopher Eccleston qui se demande ce qu’il fout là). Quel spectacle pathétique…
Brian Helgeland se concentre uniquement sur la tragédie fraternelle qui unit et détruit ces deux caïds de supermarché. Avec, au beau milieu de ce néant artistique total, une narratrice de poche (la potiche Emily Browning) amoureuse du moins taré des frangins (impossible de savoir c’est qui, les deux ayant très mal finis). Entre la reconstitution fauchée à en crever de rire et l’interprétation hystérique d’un Tom Hardy en mode WTF, Legend se plante sur tous les tableaux. On ne ressent jamais l’atmosphère ensorcelante de cette décennie légendaire et on se fout royalement du destin de ces deux incultes ultraviolents et ultra crétins (déjà porté à l’écran en 1990 par Peter Medak dans Les Frères Krays).
Brian Helgeland (glorifié un temps pour ces scénarios, L.A. Confidential ou Mystic River, et ses films postmodernes genre Chevalier) se perd corps et âme dans le vide intersidéral du film noir mou insipide tout bling bling de partout. Dans une putain d’arnaque à la gloire cabotine d’un Tom Hardy grassouillet en voie de RussellCrowisation avancée ! Quelle plaisanterie !

En salles depuis le 20 janvier
2015. Grande-Bretagne. France. Réalisé par Brian Helgeland. Avec Tom Hardy, Emily Browning, Paul Anderson…

 


Legend : bande-annonce finale VOST (Tom Hardy) par inthefame

 

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