MOVIE MINI REVIEW : critique de Les Gardiens de la Galaxie

MOVIE MINI REVIEW : critique de Les Gardiens de la Galaxie

Note de l'auteur

Affiche Guardiens de la galaxie

 

 

 

Le grand empire intergalactique Disney de l’entertainment calibré comme une vulgaire tomate transgénique refusant fermement de flétrir après plusieurs décennies de présence dans une étale perdue d’un triste supermarché de banlieue, continue de se répandre insidieusement dans nos cerveaux de geeks plus ou moins dociles et cinéphiles. Ces produits uniformisés (peut-on encore appeler ça des films?) se multiplient à mesure que le succès s’amplifie jusqu’à ne jamais sembler vouloir s’arrêter.
Avant que l’escroc binoclard Jean-Jacques Abrams (une appellation Ray Fernandez© d’origine contrôlée, nddn) ne nous « offre » un nouvel épisode de la saga (plus vraiment) matricielle STAR WARS, l’usine à super-héros Marvel nous balance son space opéra à elle. Finis, pour un temps, les tocards d’humains mutants en costumes rutilants. Et bonjour les aliens extra-terrestres délurés et spectaculaires. Bon. Il reste quand même un humain bla bla bla, Peter Quil (aka Star-Lord) qui va devoir sauver une gentille planète multocolore bla bla bla des délires fanatico-génocidaires d’un gigantesque schtroumpf drag queen cocaïné échappé d’une boîte de nuit de Seine-et-Marne et armé d’un gros marteau en mousse qui tue bla bla bla…
La seule nouveauté notable, perdue au milieu de ce grand rien insipide, c’est le nom du réalisateur. James Gunn. Un ex-Troma-boy (coucou le caméo à Lloyd Kaufman). Mais pas question de pervertir le truc. James n’est là que pour accoler son patronyme iconoclaste sur l’affiche et donner l’illusion que LES GARDIENS DE LA GALAXIE possèdent un côté groovy et subversif. De subversion il n’est, évidemment, jamais question! Le seul réalisateur à jamais avoir réussi à pervertir un Marvel movie reste et restera Shane Black avec son taré IRON MAN 3, renié et conspué, par une fan base conservatrice allergique aux authentiques transgressions/trahisons.
James Gunn respecte son triste cahier des charges, dégoulinant de facilité, de fausse irrévérence et de mièvrerie, avec un grand professionnalisme. Pas de problèmes… On rigole aux blagues nostalgico-80’s, on verse sa pitite larme devant les innombrables séquences émotions pachydermiques et on s’en prend plein la gueule niveau CGI. Mais l’encéphalogramme reste désespérément plat. LES GARDIENS DE LA GALAXIE se contemple mollement, du coin de l’œil. Ces cash machine$ rutilantes ne prennent plus le moindre risque (risque qu’elles n’ont jamais vraiment pris d’ailleurs). L’univers Marvello-Disneyen est une espèce de machine à laver les cerveaux et à palper toute la tunasse disponible. On subit les assauts d’un cartel monopolistique terrifiant dont chaque produit faussement cool se ressemble à en devenir fou. Et ces GARDIENS DE LA GALAXIE, aussi bien foutus et plaisants soient-ils (avec ce putain de climax interchangeable où un gros vaisseau bidule se vautre sur une mégapole apeurée) symbolisent la liquéfaction cérébrale globalisée du cinéma populaire. Le grand dessein disneyen d’infantilisation mondiale du monde se termine en apothéose avec ces GARDIENS DE LA GALAXIE, fondamentalement le film le plus mièvre de l’univers Marvel (les copains, c’est trop bien d’abord!!!) et paradoxalement parti pour devenir le préféré d’une frange de la geekosphère qui sourit quand on la lobotomise. Les bodysnatchers, dénoncés par Don Siegel, ont des oreilles de Mickey… Ils ont gagné… Et c’est trop tard pour les arrêter…

En salles depuis le 13 août
2014. USA/Grande-Bretagne. Réalisé par James Gunn. Avec Chris Pratt, Zoe Saldana, Lee Pace…

 

La critique pleine d’amour à Blixou c’est par là…

 

 

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