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MOVIE MINI REVIEW : critique de Miss Peregrine et les enfants particuliers

MOVIE MINI REVIEW : critique de Miss Peregrine et les enfants particuliers

Note de l'auteur

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Le calvaire artistique de Tim Burton semble ne jamais vouloir s’arrêter. La décadence le ronge depuis 20 ans…
Après s’être baladé paresseusement dans son glorieux passé de formaliste fou avec la tétralogie qui rend aveugle et sourd Sweeney Todd/Alice au pays des merveilles/Dark Shadows/Frankenweenie, et après s’être vautré dans l’académisme insipide avec l’insipide Big Eyes, le voilà qui s’attaque, lui-aussi, à l’adaptation de romans fantastico-bidules pour teenagers !
Voici donc Miss Peregrine et les enfants (pas du tout mais alors pas du tout) particuliers. Des monstres de foire en culotte courte perdus dans une boucle temporelle et dans les recharges d’encre d’une photocopieuse géante en train d’engloutir les X-Men, Cabal, Peter Pan, Un jour sans fin, Harry Potter et Retour vers le futur… Tout ça pour en faire de la bouillie informe en mode gothique pour les nuls !
Le jeune Jacob (Asa Butterfield, vu dans Hugo Cabret et La Stratégie Ender) se perd dans les couloirs du temps et découvre, perdu sur une île galloise et dans une journée de 1943, un orphelinat rempli d’enfants mutants tout gentils dirigé par la magnifique potiche à plumes Eva Green (qui galvaude son talent comme une surdingo). Mais des méchants méchants très méchants (avec à leur tête un Samuel L. Jackson déchaîné en albinos métamorphe à dents de requins qui fait des blagues pas drôles) veulent manger les yeux des pitits nenfants bizarres condamnés à ne jamais grandir. Voilà voilà…
Ce truc indigeste, déjà vu un bon zillion de fois, symbolise à la perfection la déchéance de Tim Burton. L’iconoclaste gentiment irrévérencieux n’est plus. Il s’est transformé en yes man dégueulasse. Un yes man qui déambule dans le vide, à l’image de ses monstres aveugles et invisibles qui ont besoin de se nourrir des yeux d’enfants (des spectateurs quoi !) pour survivre et redevenir eux-mêmes. Comme une putain de métaphore saisissante du destin funeste de l’un des plus puissants magiciens hollywoodiens des 80’s… Et dire qu’il veut maintenant s’attaquer à la suite du génial Beetlejuice… Misère de misère de misère…

En salles depuis le 5 octobre
2016. USA/Grande Bretagne/Belgique. Réalisé par Tim Burton. Avec Eva Green, Asa Butterfield, Samuel L. Jackson…

 

 


Miss Peregrine et les enfants particuliers… par inthefame

 

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