MOVIE MINI REVIEW : critique de Nightcall

MOVIE MINI REVIEW : critique de Nightcall

Note de l'auteur

NIGHT-CALL

 

 

 

Los Angeles. Babylone écrasée par un soleil implacable. Mégalopole rongée par la violence. Une violence dont se repaissent des médias insatiables… La nuit, une horde de caméramans charognards erre dans la ville et écoute religieusement l’émetteur radio du LAPD en attendant le scoop sanguinolent. Cet univers impitoyable sans foi ni loi, l’étrange Louis le découvre par inadvertance. Et il va s’adonner corps et âme à cette chasse incessante à la souffrance la plus graphique, quitte à prendre des libertés avec la légalité. C’est qu’il est un peu carrément beaucoup psychopathe du cerveau le Louis. Caméra à l’épaule et déontologie balancée à la poubelle ce vampire moderne va devenir l’empereur de la mort, le Weegee 2.0 quoi. Ce vautour désincarné est interprété par un Jake Gyllenhaal terrifiant de froideur. Un putain de zombie affamé obnubilé par la réussite et la reconnaissance.
NIGHT CALL est une errance tétanisante dans les méandres glauques d’une cité qui exige d’assister, chaque matin devant sa télé, au spectacle fascinant de sa propre décadence. Mais c’est aussi, et surtout, un périple dans la psyché d’un homme prêt à tout (et lointain cousin du héros nihiliste de CHUTE LIBRE). Symbole malade de ce bon vieux culte de la réussite et garant fanatique de l’American way of life.
Malheureusement Dan Gilroy n’arrive jamais à sortir de l’ombre écrasante de son héros vorace. NIGHT CALL reste désespérément trop calme et anecdotique. En restant sagement aux basques de Louis, Dan Gilroy se perd dans une fadeur frustrante. Ce personnage terrifiant tétanise littéralement son créateur/metteur en scène/scénariste. Tout ça manque un peu de folie mais la performance WTF de Jake Gyllenhaal sauve in extremis NIGHT CALL de l’ennui poli…

En salles depuis le 26 novembre
USA. Réalisé par
Dan Gilroy. Avec Jake Gyllenhaal, Rene Russo, Bill Paxton …

 

La critique à Jane c’est par là…

 

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