MOVIE MINI REVIEW : critique de Peter et Elliott le dragon

MOVIE MINI REVIEW : critique de Peter et Elliott le dragon

Note de l'auteur

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Dans leur frénésie de remakes live (qui servent à rein sauf à remplir un tiroir-caisse qui dégueule de la tunasse par tous les interstices) de leur vieilleries plus ou moins ringardes, l’empire de la lobotomie enfantine infantilisante Disney nous offre les nouvelles aventures, modernisée, de Peter et Elliott le dragon. Cette fois, pas de mélange de prises de vues réelles et de dessin animé comme dans Mary Poppins (qui va elle aussi avoir droit à son film). Et, on peut sortir les quinze tonnes de béton armé qu’on s’était versé dans les cloisons auditives des oreilles, pas de chansons qui rendent fou genre ça…
Dans les majestueuses forêt d’Amérique ravagée sans scrupule par des bucherons mais c’est pas grave parce que leur boss c’est le mec à l’héroïne garde forestière alors l’écologie, ce truc de hipster mou à la barbe sans gluten qui veut sauver le monde avec ses tatouages tribaux qu’il sera bien emmerdé avec quand ce sera plus la mode, on la jette à poubelle, Peter un enfant sauvage vit avec son super pote Elliott le dragon en peluche dégueulasse qui photosynthèse de partout… Découvert par la fille du bûcheron (la super flippante Oona Laurence à la tronche de petite vieille hystérique qui ressemble aux enfants/petits vieux d’Akira), Peter va tout faire pour retrouver son gigantesque copain à la tronche d’abruti. Et c’est précisément ce qui flingue totalement ce truc. Le look WTF du dragon de Peter. Comme la fusion nanarde entre un bichon trépané au regard de benêt, un Totoromongolo, un Predator canin con comme un balai et un King Kong forestier au QI de sac en plastique ! Et David Lowery, fier de son dragon en peluche, nous le balance jusqu’à épuisement des zygomatiques les plus résistants. Tout ça dans un déferlement 100 000 000 000 % made in Disney de bons sentiments frelatés et d’apologie d’une Amérique éternelle (et toujours aussi blanche) qui n’a jamais existé.
Et pourtant… On suit sans déplaisir ce truc qui pompe aussi le Spielberg de E.T. L’extraterrestre. En fait, on voit en permanence ce que Peter et Elliott le dragon aurait pu (ou dû) être. Un conte de fée moderne avec sa forêt mystérieuse stupéfiante de beauté et son gentil dieu surpuissant qui tente de la protéger de la connerie humaine (un combat perdu d’avance). Mais comme son dragon au menton en galoche aussi con que son modèle (un dragon putain, l’animal le plus charismatique de l’univers métamorphosé en ours en peluche neuneu), David Lowery n’en a fondamentalement rien à battre, c’est la cata. Il préfère Bryce Dallas Howard, actrice en voie de mamification avancée dont le regard hébété planté au milieu de son visage pétrifié n’est toujours pas sortie des navets à Night M. Shyamalamalamalan), et ses gamins insupportables. On sort frustré de ce film. En imaginant la fable écolo qu’il aurait pu devenir… Mais on parle d’une prod Disney… Dommage.

En salles depuis le 17 août
2016. USA. Réalisé par David Lowery. Avec Bryce Dallas Howard, Robert Redford, Oakes Fegley…

 

 


Peter et Elliott le Dragon, le film : Bande… par tuxboard

 

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