MOVIE MINI REVIEW : critique de Ping Pong Summer

MOVIE MINI REVIEW : critique de Ping Pong Summer

Note de l'auteur

PING-PONG-SUMMER

 

 

 

USA, 1985. Les ghetto blasters gigantesques et assourdissants. La naissance du rap (et du break dance). Les suburbs über cinégéniques (coucou Zemeckis, Dante, Spielberg et John Hughes)…
Voici PING PONG SUMMER ou un shoot de nostalgie 100 000 000 000 fois plus pure que la plus pure des drogues dures. Un shoot 100% létal pour nous, pauvres cinéphiles quadragénaires (laissez-moi pleurer ma jeunesse et mon innocence perdue s’il vous plait bande de jeunes internautes voyeurs sado-masochistes).
L’inconnu Michael Tully nous transporte dans la famille Miracle (ça ne s’invente pas). Modèle caricatural à l’extrême de l’American way of life made in Ronald Reagan. C’est l’été. Et la famille Miracle, papa (le fantastique John Hannah qui revient un peu de nulle part), maman (l’icône 80’s Lea ‘RETOUR VERS LE FUTUR’ Thompson), fifille gothique et fiston fan de ping-pong passent leurs vacances au triste soleil d’Ocean City, Maryland. Et ça va être la révolution permanente dans la tête et dans les hormones à Rad, ado chevelu accro au ping pong. Parce que, l’air de rien, le tennis de table, c’est quand même vachement important dans l’équilibre du monde mondial les gars!!!
PING PONG SUMMER ou comment un obscur feel-good movie US réussit à se frayer un improbable chemin vers les salles obscures françaises. Ping pong et émois amoureux, et hip hop music, partout, tout le temps… Et atermoiements adolescents libidineux en furie… PING PONG SUMMER est un teenage movie touchant et décalé, gorgé de clichés délirants mais on s’en fout. Michael Tully fonce à tombeau ouvert sur l’autoroute du passéisme émouvant et bigaré (vivent les couleurs criardes qui rendent aveugle). Ce truc capte à merveille l’adolescence, cette période où le ridicule de l’enfance et l’irrépressible recherche adulte du cool s’entrechoquent comme une gigantesque collision planétaire interstellaire. Des adultes pas finis perdus dans des corps d’enfants timides…
C’est drôle et touchant et pathétique aussi. Comme dans la vraie vie quoi! C’est la grande force de ce conte post-moderne nostalgique. Réussir à capter l’essence adolescente dans tout ce qu’elle a de pur et, surtout, d’imbécile. Les amours se font et se défont au rythme assourdissant de cette putain de pitite balle blanche qui rebondit encore et encore et encore et encore…
C’est sympathique comme tout… Furieusement anecdotique aussi mais c’est pas grave. Vivent les 80’s. Vivent les ghettoblasters, vivent les brushing, vive KARATE KID et vive le ping pong!!!
Et surtout, surtout, vive la divine Susan Sarandon!!!

En salles depuis le 16 juillet
2014. USA. Réalisé par Michael Tully. Avec Marcello Conte, Judah Friedlander, Amy Sedaris…

 

 

 

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