MOVIE MINI REVIEW : critique de Prémonitions

MOVIE MINI REVIEW : critique de Prémonitions

Note de l'auteur

PREMONITIONS

 

 

Polar et pouvoirs médiumniques du cerveau n’ont jamais vraiment fait bon ménage. Ce cocktail réalisme/fantastique se résume régulièrement au pire des deux genres. Policiers caricaturaux à l’extrême, intrigue invraisemblable en papier mâché et pouvoirs parapsychologicomongolo en furie !
Eh ben, ce Prémonitions ne déroge malheureusement pas à la règle. Des flics de la police du FBI des USA de l’Amérique affrontent un super serial killer de sa race qu’il est trop fort d’abord. Désespérés, ils font appel à cette vieille carne d’Anthony Hopkins (jamais vraiment revenu de son rôle d’Hannibal Lecter) aux super pouvoirs de l’esprit de la tête. Le bonhomme peut lire le futur, le passé, la souffrance, la météo, voire les numéros du loto dans la tête des gens. Le fardeau quoi ! Le vieux débris brisé par la vie va découvrir que le vilain méchant possède les mêmes pouvoirs que lui ! Un duel mental (bien nanar, le duel) va se nouer entre ces deux mutants qui philosophent n’importe comment sur la life et qui savent tout le temps ce qui va se passer.
C’est bien là le gros problème de ce thriller qui fait jamais peur, filmé comme un téléfilm de 15e zone, agrémenté de visions extralucides délicieusement risibles et suivant une intrigue aussi tortueuse qu’une autoroute californienne à 20 voies. Prémonitions se vautre dans les grandes largeurs. La paresse artistique est partout. Cette tentative de mix entre Se7en, Dead Zone et Scanners accouche d’une souris morte-née. D’un produit insipide et désincarné. Et carrément méprisant quelque part. C’est qu’Afonso Poyart, enfermé dans son principe qui flingue tout forme de tension, se trouve obligé de manipuler les visions de ses deux crétins (et donc le spectateur) pour tenter d’empêcher le public de s’endormir.
Elle est là finalement, la grande arnaque de ce truc. Chercher un suspense impossible alors que tout devrait se focaliser sur l’affrontement mental entre ces deux divinités humaines qui n’avaient rien demandé. Afonso le tocard do Brasil n’a rien compris et préfère la facilité et le spectaculaire frelaté à la psychologie et au rapport humain à la mort. Pathétique !

En salles depuis le 9 septembre
2015. USA. Réalisé par Afonso Poyart. Avec Colin Farrell, Jeffrey Dean Morgan, Anthony Hopkins…

 

 


Prémonitions : bande-annonce VOST (Anthony… par inthefame

 

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