MOVIE MINI REVIEW : critique de San Andreas

MOVIE MINI REVIEW : critique de San Andreas

Note de l'auteur

SAN-ANDREAS

 

 

 

Vive l’apocalypse !
Rien de tel qu’un bon tremblement de terre pour aider une famille américaine dégoulinante de clichés à se retrouver. Au milieu de zillions de morts atroces, de zillions de pixels en fusion (coucou les scènes incroyables de destruction de Los Angeles et de San Francisco) et des zillions de neurones liquéfiés par le WTF permanent, l’immense Dwayne ‘The Rock’ Johnson et sa grognasse immortelle (la pauvre Carla Gugino en mode potiche de l’extrême) vont réussir à surmonter leurs problèmes de couple et s’aimer de nouveau, qu’est-ce que c’est beau je pleure des larmes de sang tellement c’est émouvant…
Rien. Rien de rien de rien de rien de rien… Absolument rien ne nous est épargné dans cette expérience cinématographico-mystico-sismique. De la bouillie scientifique imbitable (proférée avec le plus grand sérieux par le pauvre Paul Giamatti) au culte imbécile et fanatique de la cellule familiale américaine indestructible, sans oublier une montagne de plans iconiques plus nanars les uns que les autres.
Est-ce que Carlton Cuse (scénariste de Lost, Bates Motel et aussi de la purge Nash Bridges) s’est rendu compte du côté parodie-sulfureuse de son scénario ? Si oui, ce mec est un génie ! Un iconoclaste qui a réussi le plus grand braquage situationniste du cinéma contemporain en ridiculisant l’American way of life comme personne ! Si non, c’est juste un tocard atomique qui mérite une putain de retraite anticipée !
La première scène et son accident de bagnole mongolo donnent le rythme. Un rythme qui ira crescendo dans ce rollercoaster à la gloire d’un Dwayne Johnson plus bovin que jamais, métamorphosé en divinité immortelle d’une Americana éternelle fascinée par la mort, qui se relève de chaque plaie biblique qu’elle semble appeler de ses vœux. Dwayne (les gigantesques nichons en muscles pointant fièrement sous son t-shirt trop petit) vole, roule, navigue, nage et ressuscite les morts (enfin, seulement sa gourdasse de fille aux yeux bleus radioactifs) dans ce trip mystique incroyable. Aussi merveilleux que douloureux. Aussi fascinant qu’effrayant. À force de jouer à fond la fibre de l’émotion avec la finesse d’une unité de Panzer gambadant dans la steppe ukrainienne, le tâcheron Brad Peyton nous propulse dans une autre dimension. Dans la nanarzone. Dans un trip hallucinogène létal.
C’est quoi leur drogue à Carlton et Brad bordel ? Je veux la même !!! Je veux retourner dans cette purgeasse qui ferait passer Roland Emmerich pour Ingmar Bergman !
Pire que Black Storm. Pire que que 2012. Pire que Poséidon. San Andreas c’est le Big One tant redouté du film-catastrophe. Le dernier. Le plus fort. Le plus dégueulasse. Celui dont personne ne se relèvera jamais. Comme un chef d’œuvre taré qui se conclut divinement, en plein coucher de soleil, sur la vision d’un drapeau américain virevoltant au-dessus d’une Amérique suppliciée prête à renaître telle un phénix décérébré. Une putain d’illumination nanarde ! Encore! Encore! Encore! Encore! Encore! Encore! Encore! Encore! Encore! Encore! Encore! Encore!
Dwayne the Brain Killer Forever!!!!!!!!!!!!

En salles depuis le 27 mai
2015. USA. Réalisé par Brad Peyton. Avec Dwayne Johnson, Carla Gugino, Alexandra Daddario…

 


San Andreas : bande-annonce #2 VOST (Dwayne… par inthefame

 

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