MOVIE MINI REVIEW : critique de Sing Street

MOVIE MINI REVIEW : critique de Sing Street

Note de l'auteur

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Ça faisait une éternité que les Britanniques ne nous avaient pas balancé à la tronche un bon vieux feel good movie de derrière les fagots des familles mâtiné de chronique sociale ouvrière bidule (genre Les Virtuoses, The Full Monty ou Billy Elliot) avec accents pittoresques incompréhensibles machin ! Avec Sing Street, John ‘Once’ Carney, rajoute une couche de teenmovie acidulé et de pop moderne intemporelle !
Dublin, en pleine crise économique du début des 80’s. Conor, le jeune bourge, change de lycée et atterrit dans un établissement mal famé dirigé par des curés autoritaires. Il y découvre les joies de la pop indé bariolée et les filles, ces envoûtantes créatures tout aussi bariolées, et plus particulièrement la déesse Raphina (la graine de star Lucy Boynton). Pour ses beaux yeux de muse à brushing surréaliste (voir plus si affinité), Conor va créer son propre groupe de rock.
S’il y a bien un truc qu’on ne peut nier, c’est bien l’énorme capital sympathie de cette rom-com new wave pour boutonneux. Ils sont trop mignons tous ces gamins qui se prennent pour les rivaux de Duran Duran, The Cure ou The Jam. John Carney parvient à merveille à retranscrire cette frénésie créative qui explose dans les veines de ces héros acnéens.
Mais trop de guimauve tue la guimauve. Sing Street se perd très vite dans la facilité intergalactique. Tout est trop lisse et trop parfait pour Conor et ses potes. Ils jouent comme des dieux, ils se lookent comme des dingos et ils ont un talent fou. Bref, ce conte de fée pop est trop parfait pour être honnête. Oublié le contexte brutal (l’Irlande et la Grande-Bretagne du début des 80’s, c’était vraiment pas la fête). Ne reste qu’une amourette convenue et fondamentalement aussi creuse et toc et grotesque que le clip de Rio interprété par ces tocards de garçons coiffeurs chantants au regard de bœuf trépané cramé aux UV de Duran Duran (groupe que tout le monde méprisait à l’époque quand même faudrait pas l’oublier quand même bordel). C’est mignon tout plein mais bourré de sucre à en crever (au secours le final ridicule) et de nostalgie en mousse… Bof bof bof…

En salles depuis le 26 octobre
2016. Irlande/Grande-Bretagne/USA. Réalisé par John Carney. Avec Ferdia Walsh-Peelo, Lucy Boynton, Jack Reynor…

 

 


Sing Street : bande-annonce VOST du film de… par inthefame

 

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