MOVIE MINI REVIEW : critique de Soy Nero

MOVIE MINI REVIEW : critique de Soy Nero

Note de l'auteur

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Soy Nero ou l’odyssée impossible d’un apatride à la recherche de chez lui. À la recherche d’un pays dans lequel il a grandi et qui se refuse à lui. À la recherche de lui-même…
Élevé à Los Angeles et expulsé au Mexique depuis des années, Nero traverse la frontière avec l’intention de s’engager dans l’armée pour obtenir l’indispensable carte verte. Et son périple se transforme en supplice surréaliste, en théâtre absurde où les faux-semblants sont partout. Le monde est fou. Nero rencontre un père de famille aussi sympathique qu’étrange, retrouve son frangin vivant dans une villa fantasmagorique qui semble sortir des pires hallucinations d’Alice au pays des merveilles (le même manoir improbable filmé dans le cauchemar envoûtant The Neon Demon) et finit par se perdre dans le désert d’un Moyen-Orient lunaire… Nero fuit… Encore et toujours… Il fuit cette folie… Mais pour aller où… C’est qu’il n’y a aucun espoir dans ce labyrinthe mental signé du jeune cinéaste iranien Rafi Pitts. Son impitoyable portrait des États-Unis fait froid dans le dos. Un immense asile d’aliénés, mais un asile fascinant que tout le monde veut rejoindre. Un pays de cocagne qui broie implacablement ses migrants et les envoie cyniquement mourir pour lui avec le faux espoir d’obtenir le droit d’y vivre. Un conte initiatique lumineux et sépulcral à la fois… Magnifique !

En salles depuis le 21 septembre
2016. USA/Mexique/France/Allemagne. Réalisé par Rafi Pitts. Avec Johnny Ortiz, Rory Cochrane, Ian Casselberry…

 

 


Bande-Annonce Soy Nero par courrierinternational

 

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