MOVIE MINI REVIEW : critique de Spectre

MOVIE MINI REVIEW : critique de Spectre

Note de l'auteur

SPECTRE

 

 

 

Un Bond pour les trahir tous… 
Un Bond pour les ridiculiser tous…

Après la baudruche Skyfall et sa psychanalyse de supermarché pour pangolin névrosé, Sam Mendes et son ego surdimensionné nous balance un condensé hystérique de l’histoire cinématographique du plus grand psychopathe alcoolique érotomane écossais de l’histoire du cinéma, James Bond !!!
Une intrigue rocambolesque indigente qui vire au foutage de gueule permanent à la Pierce Brosnan, une love story neuneu enneigée à la George Lazenby, un clone stéroïdé de Jaws à la Roger Moore, une star manifestement consternée qui se demande ce qu’elle fout là à la Timothy Dalton, la bagnole et le smoking de Sean Connery qu’on voit deux secondes, mais aussi l’humour parodique involontaire délirant à la Austin Powers où à la Bob ‘Le Magnifique’ Saint-Clar…
Sam Mendes se pose en fossoyeur assumé de cette saga mythique ! Bouffi de prétention formelle grandiloquente (coucou le prégénérique en plan-séquence qui sert à rien), de postmodernisme imbécile (James contre ses démons intérieurs pachydermiques), de mauvais goût permanent (coucou le générique le plus minable de l’histoire), Sam s’amuse à détruire et ringardiser son héros sorti de la naphtaline et du ridicule grâce aux fantastiques Casino Royale et Quantum of Solace. Comme un gamin capricieux qui préfère casser son jouet plutôt que voir quelqu’un d’autre jouer avec. Tout ça couplé à une prétention proprement stratosphérique. Spectre n’est qu’une immense séance d’onanisme filmique où Sam Mendes, l’exhibitionniste, se tripote frénétiquement les zones érogènes des objectifs de sa grosse caméra turgescente jusqu’à nous balancer son fluide cérébralo-corporelo-nanardo-gluant et méprisant à la gueule…
Entre une intrigue aux rebondissements totalement idiots (une chasse au méchant doublée d’une chasse au passé) masquée par une mise en scène tape-à-l’œil, des instants nanars délicieux de crétinisme (coucou l’hallucinant ordinateur/scan de l’anneau/scénario et coucou l’attaque de la base désertique digne des pires parodies ou du plus grand pamphlet situationniste à la Brazil), Sam Mendes atteint l’orgasme ultime… En fait, il se dégage un mépris absolu de ce truc… Un mépris du personnage et un mépris de son public. Mendes s’imagine tellement supérieur… Et le pauvre Daniel Craig, conscient de la catastrophe, traine sa carcasse de gnou déprimé aux oreilles décollées en tripotant mollement de la milf bling bling italienne (Monica Bellucci tout droit sortie d’une pub pour sent-bon industriel vendu à prix d’or à des génisses décérébrées) et de la blondasse insipide (la pauvre Léa Seydoux en perdition) et en résistant au cabotinage intergalactique d’un Christoph Waltz qui se croie encore dans Inglourious Basterds
Spectre, c’est de la baudruche de compétition… La manifestation ectoplasmico-mongolo de la psyché d’un mégalomane en roue libre… Skyfall reniait volontairement le mythe, Spectre le ridiculise délibérément… Il se prend pour qui Sam Mendes ?

En salles depuis le 11 novembre
2015. USA/Grande Bretagne. Réalisé par Sam Mendes. Avec Daniel Craig, Christoph Waltz, Léa Seydoux…

 

La critique à Guedjo c’est par là…

 

 


James Bond « Spectre » : Bande-annonce finale VOSTFR par Spi0n

 

Partager