MOVIE MINI REVIEW : critique de Suicide Squad

MOVIE MINI REVIEW : critique de Suicide Squad

Note de l'auteur

SUICIDE-SQUAD-02

 

 

 

Will Smith… Will Smith… Will Smith !!! Comme un mantra… Une psalmodie… Une incantation nanarde… Dans l’alléchant casting de Suicide Squad, il fallait se méfier d’un nom, d’un seul… Will Smith ! Le mégalomaniaque de lui-même qui a inventé un sous-genre à lui tout seul, la WillSmixploitation, suite ininterrompue de purgeasses imbéciles (coucou les navets transgéniques After Earth, Je suis une légende, Diversion, Hancock, Men in Black 3) célébrant la gloire, la bonté, le charisme, le talent, la grandeur d’âme, le génie, le physique tout en muscles des abdominables abdominaux, la perfection absolue de ce clone minable du minable Tom Cruise (qui souffre du même syndrome, puissance 1 zillion !).
Alors que Suicide Squad offrait un programme alléchant, où les méchants les plus emblématiques de l’univers DC Comics, réunis dans un mockbuster dégénéré des 12 salopards réalisé par ce formaliste dégénéré de David Ayer (l’hallucinant Sabotage et le furieux Fury), partaient affronter un mega-giga-vilain sorcier fluo qui brille dans le noir et sa frangine bombasse (l’épouvantable Cara Delevingne) qui ondule qui ondule qui ondule son corps tout partout n’importe comment, la WillSmithation des esprits a encore frappé. Quelle idée aussi de lui donner le rôle du super tueur Deadshot. Il le transforme en gentil papa gâteau amoureux de sa fifille insupportable qui va sauver le monde à lui tout seul et voler la vedette (contractuellement en tout cas) à ses pitits camarades psychopathes du cerveau. Heureusement Margot ‘Harley Quinn’ Robbie et ses formes généreuses et son talent le surclassent totalement dans ce suicide artistique collectif. Celui du duo Warner/DC qui se vautre (encore une fois, le naufrage Green Lantern n’est jamais bien loin) dans un fan service pop stroboscopique bariolé qui rend fou et aveugle… Et celui d’une armée de seconds couteaux venus détruire leur carrière (adieu Joel Kinnaman, Scott Eastwood, Adam Beach, Jai Courtney, Jay Hernandez et un Jared Leto proprement immonde en Joker décoloré sorti d’un épisode classé XXX d’Ink Masters…).
Le pêché originel de Suicide Squad est son refus absolu de plonger dans la violence décomplexée. En fait, ce truc est un divertissement insipide tout public où il ne se passe jamais rien. Son seul mérite, aussi minuscule que le mimi-mini-short à géométrie variable d’Harley Quinn, c’est d’essayer, un peu, de s’extirper de cette bouillie tiédasse Marvello-Disneyenne qui est en train de détruire les super-héros version cinéma.
Suicide Squad est tellement ouvertement calibré pour ne choquer personne qu’il n’est même pas énervant. Et c’est précisément ça qui énerve le plus. Contempler un naufrage insipide. Même pas taré. Même pas nanar bordel. Alors que c’est David Ayer qui réalise quoi ! Juste un grand rien insipide… Les films à venir du cinematic universe de DC Comics (Wonder Woman et son lasso qui brille dans les tranchées de Verdun, Aquaman le clochard hipster des fonds marins et sa Justice League de méta-humains nanardeux) risquent bien de nous exploser les synapses des neurones du cerveau… C’est déjà mieux que la verveine numérique pour mamies grabataires made in Marvel.
La superheroxploitation est en train d’atteindre le point de non retour… Purges grandiloquentes from DC Comics contre produits industriels inoffensifs from Disney… Le choc du rien… Le clash des neurones…

En salles depuis le 3 août
2016. USA. Réalisé par David Ayer. Avec Will Smith, Jared Leto, Margot Robbie…

Suicide Squad – Bande-Annonce Officielle 2 (VOST) par konbini

 

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