MOVIE MINI REVIEW : critique de Transcendance

MOVIE MINI REVIEW : critique de Transcendance

Note de l'auteur

TRANSCENDANCE

 

 

 

Ah ces bonnes vieilles intelligences artificielles du cinéma (je parle pas des producteurs cocaïnomanes décérébrés). Plus déviantes, plus névrosées et plus victimes du syndrome de Dieu qu’Alain Delon lui-même. Du méconnu Colossus (LE CERVEAU D’ACIER) à l’inoubliable Hal 9000, sans oublier le WOPR (alors je prendrai le menu avec supplément guerre thermonucléaire globale et une grande frite merci!) ni les humains améliorés (coucou LE COBAYE), ces machines infernales plus ou moins bioniques veulent systématiquement en mettre plein la gueule à une humanité rongée par sa médiocrité fondamentale. Avec son scénario de série B 70’s neuneu (pour être très très très gentil, on frise plutôt le Z) qui fonce à tombeau ouvert dans tous les sens (avec des boûts de philosophie trisomico-new age dedans) TRANSCENDANCE plonge allégrement et se noie irrémédiablement (adverbe mon ami!) dans le grotesque et la médiocrité.
Deux savants qui savent des trucs sur l’informatique des ordinateurs du cerveau. Des terroristes idéalistes fanatiques anti-technologie. Cocktail explosif! Will le super génie (un Johnny Depp qui semble s’emmerder dans des proportions bibliques) est empoissonné au polonium (rien à voir avec de la mauvaise vodka). Le temps de son agonie molle et lente (très pratique pour l’intrigue) sa femme (la super Rebecca Hall, abonnée aux navets US) va lui uploader son cerveau comme un vulgaire single de Justin Bieber (comment? on s’en fout on est au ciné ok!). Et ça marche bien sûr! Will se réincarne digitalement et se répand sur le web mondial du monde. Mais est-ce bien lui? Et comment l’arrêter non de non? Et sa soif inifine de connaissance va foutre un bordel pas possible.
Avec cette fable technoïdo-philosophico-bisseuse, l’inconnu Wally Pfister (ancien directeur photo de Nolan) s’imagine profond et brillant genre je dénonce des trucs là les mecs bordel! Alors qu’il est juste soporifique et niaiseux… TRANSCENDANCE, tellement grandiloquent qu’il en devient délicieusement nanar, est plombé par son intrigue indigente (bouillie informe à base de nanotechnologie, de surhomme et de transhumanisme pour les nuls) surfilmée n’importe comment. Malgré un casting de surdingo (Rebecca Hall, Morgan Freeman, Paul Bettany, Cillian Murphy et une hallucinante pelletée de seconds couteaux hollywoodiens) ce pétard mouillé inoffensif ne transcende jamais (warf warf) son statut de Z prétentieux (et ultra premier degré). C’est pas désagréable. Juste vain. Et idiot. Un grand rien…
Sinon Wally mon ami, juste comme ça, commencer son film par un final ultra-spoiler, ça aide pas trop…

En salles depuis le 25 juin
2014. Grande-Bretagne/Chine/USA. Réalisé par Wally Pfister. Avec Johnny Depp, Rebecca Hall, Paul Bettany…

 

La music mini review à Sheppard de la musique du flim c’est par là…

 

 

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