MOVIE MINI REVIEW : critique de X-Men: Apocalypse

MOVIE MINI REVIEW : critique de X-Men: Apocalypse

Note de l'auteur

X-MEN

 

 

 

Après avoir fait mumuse avec l’uchronie 60’s et les délires spatio-temporelo-futuristico 70’s, c’est au tour des 80’s de voir débarquer les nouveaux X-Men (James McAvoy et Michael Fassbender ayant définitivement succédé à Patrick Stewart et Ian McKellen) et un putain de super méchant ! Apocalypse, le premier mutant (en fait, c’était un schtroumpf géant en mousse et en tuyau de douche, dingue !!!), issu des amours torrides entre la Diva Plavalaguna nanardeuse des étoiles au 5e Élément et le monstre démoniaque bleu fluo Radu Molasar de la Forteresse noire !
Après avoir fait un bon gros dodo récupérateur de plusieurs milliers d’années, Apocalypse le patriarche embarque un quatuor de mutants dépressifs et les métamorphose, par la force de la pensée de son cerveau, en groupe d’électro-disco moldo-slovako-kirghizes en plastoc et en lycra en partance pour le concours de l’Eurovision (avec des supers effets pyrotechniques neuneu à base de bulles de savon violettes géantes en prime !). Fort heureusement, le professeur Xavier et ses teenagers merveilleux au charisme d’ampoule grillée vont tout faire pour les empêcher de détruire le monde (en gros Le Caire, ça fait hyper peur !!!), pour les neurones c’est trop tard.
La franchise X-Men est une putain d’énigme. Un tsunami de mauvais goût et de bêtise (six films et trois spin off, dont un à venir blindé de ninjas, avec Wolverine) d’où émergeait l’excellent X-Men First Class de Matthew Vaughn. Mais Bryan Singer (réalisateur des deux premiers films et responsable de cette esthétique en plastoc et en skaï dégueulasse), ça lui a manifestement pas plu que quelqu’un fasse mieux que lui avec ses mutants multicolores (à dominante bleu électrique), alors il a repris les rênes du flambeau de la franchise histoire de faire oublier Matthew (parti réaliser les purges Kickass et Kingsman) et de s’attribuer toute la gloire ! Le problème, c’est qu’il est incapable de se dépêtrer d’un ringardisme visuel tonitruant, d’une paresse artistique permanente et d’une vacuité subcosmique. Résultat, on se fout royalement de ce que l’on voit, vu qu’on l’a déjà vu un bon zillion de fois. Si les marveleries disneyennes ne sont qu’insipides, la saga X-Men, et cet opus en particulier, brille par sa nanardise flamboyante.
Entre un super vilain qui possède le pouvoir de parler à la terre et de fabriquer des châteaux de sable en forme de pyramide par la seule force de son cerveau, un fan service pathétique (tous les pires clichés 80’s sont de sortis et balancés n’importe comment jusqu’à l’écœurement), un scénario inepte (les gentils, les méchants toussa) et, en apothéose, l’inoubliable caméo d’un Wolverine hystérique en mode WTF, ce X-Men: Apocalypse pulvérise toutes les frontières du ridicule.
C’est bien beau, Bryan, de se moquer du troisième film (X-Men l’affrontement final, signé Brett Ratner) au détour d’un clin d’œil pachydermique, mais si c’était pour signer une purge encore plus minable, il valait peut-être mieux fermer sa grande gueule de tocard bon pour la retraite…
Ce truc symbolise, de manière caricaturale, l’impasse totale de la superheroxploitation (à de rares exceptions près). La même trame édulcorée (merci Disney), déclinée à l’infini et filmée de la même manière par une armée de yes men amorphes. Tout ça emprisonne ce genre dans une camisole créative fatale à long terme (pour l’instant, les zillions de dollars continuent de pleuvoir). Des photocopies de photocopies de photocopies de photocopies… Elle est là, l’Apocalypse…
Et aussi dans chaque image de ce triste navet…

En salles depuis le 18 mai
2016. USA. Réalisé par Bryan Singer. Avec James McAvoy, Michael Fassbender, Jennifer Lawrence…

 

 

 


X-Men Apocalypse : bande-annonce finale VOST par inthefame

 

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