MOVIE MINI REVIEW : critique de Zero Theorem

MOVIE MINI REVIEW : critique de Zero Theorem

Note de l'auteur

ZERO-THEOREM

 

 

 

Terry Gilliam, le Don Quichotte du cinéma mondial, l’homme qui affronte sans relâche et sans espoir de victoire les monstrueux moulins à vent de la convenance et du conformisme, continue inlassablement son combat. Et voici sa nouvelle bataille, ZERO THEOREM!
Un condensé de son œuvre iconoclaste. Dans une version bariolée et hystérique de l’univers aliénant/uchronique/foutraque (comme cette phrase!) où les architectures kafkaiennes de BRAZIL et bordeliques de 12 MONKEYS se seraient défoncées au LSD et à l’extasy, Qohen, informaticien asocial névrosé résout des abstractions avec une espèce de joypad chelou. Reclus dans sa chapelle désaffectée, Qohen s’attaque au théorème Zéro. Théorème qui prouverait l’inanité absolue des choses… Bref Qohen (Christoph Waltz en mode cabotin chauve), qui va pas très bien dans son cerveau, tente de trouver le sens de la vie et de retrouver le chemin de la sienne. Au cours de ses pérégrinations mentales et chaotiques (un grand classique chez Gilliam) il va rencontrer une call-girl délurée et un teenager/geek excentrique…
On a beau prendre ce truc par tous les bouts (ce n’est pas sale), c’est quasiment impossible d’y trouver un quelconque sens. OK c’est du sensoriel artisanal. OK c’est toujours agréable de se balader dans l’univers gilliamesque. OK ses héros névrosés luttent contre un système à la fois grotesque et oppressant. OK on est à 100 000 000 000% chez Gilliam. Et c’est là tout le problème.
Avec ZERO THEOREM, on se croirait devant un triste plagiat pondu par un quelconque exégète transi sans talent ni imagination (genre MICMAC A TIRE-LARIGOT de Jeunet). Bref ça fait mal de voir l’immense Terry Gilliam se vautrer comme ça dans l’auto-citation paresseuse et surtout, surtout l’absence de créativité. ZERO THEOREM déçoit par sa vacuité cosmique et son vide intersidéral (plus grand encore que celui logé dans le cerveau de son héros). La méthode Gilliam tourne ici totalement à vide. Alors que L’IMAGINARIUM DU DOCTEUR PARNASSUS enthousiasmait par sa liberté folle et sa doucereuse mélancolie, ZERO THEOREM indiffère totalement…
L’indifférence, la pire chose qui pouvait lui arriver!
Rendez-vous au prochain film! Peut-être enfin DON QUICHOTTE…

En salles depuis le 25 juin
2013. USA/Grande-Bretagne/Roumanie. Réalise par Terry Gilliam. Avec Christoph Waltz, Mélanie Thierry, David Thewlis…

 

 

La MUSIC MINI REVIEW à Sheppard de la bande originale c’est par là…

 

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