MOVIE MINI REVIEW : Dallas Buyers Club

MOVIE MINI REVIEW : Dallas Buyers Club

Note de l'auteur

 

 

 

Alors alors… C’est qui qui va obtenir la pitite statuette en plastoc dorée cette année? L’escroc flamboyant 90’s qui sniffe de la cocaïne sur les nichons des putes de luxes dans LE LOUP DE WOLF STREET? L’homme qui a survécu 12 ans, au cœur du XIXe siècle, à l’enfer concentrationnaire et terrifiant de l’esclave dans 12 YEARS A SLAVE? Où l’homophobe queutard séropositif des 80’s et du DALLAS BUYERS CLUB?
Jean-Marc Vallée (totalement perdu de vue depuis son bouleversant C.R.A.Z.Y.) nous balance, lui aussi, son film édifiant-d’après-une-histoire-incroyable-mais-vraie-je-vous-jure : DALLAS BUYERS CLUB, ou le destin hors norme d’un connard mué en héros de la lutte contre le SIDA. Ce mec, c’est Ron Woodroof et il va organiser un trafic pas très légal de médicaments via un Buyers Club (ces organisations se répandaient alors aux USA pour contourner la puissante FDA, qui empêchait certains médicaments d’être mis en vente) et le businessman avide de dollar$ va petit à petit se muer en Don Quichotte à moustache.
En fait il y a trois films distincts dans ce DALLAS BUYERS CLUB. L’éternel et hollywoodien combat du pot de terre contre le pot de fer (coucou ERIN BROKOVICH). La machine infernale à Oscars avec ses acteurs métamorphosés (Matthew McConaughey et Jared Leto ont chacun perdu 25 kg chacun) et ses indispensables scènes tire-larmes genre « c’est trop triste la vie, la mort, les chaussettes trouées, toussa » (coucou PHILADELPHIA). Et la description impressionnante de la communauté gay texane doublée d’une vision ultraréaliste d’un monde en pleine apocalypse. C’est, de très loin, cette dernière partie la plus passionnante du film. Jean-Marc Vallée parvient à retranscrire, sans la moindre condescendance ni le moindre pathos, cette société libérée (vive la drogue et la baise à go-go), complètement terrifiée par l’arrivée de ce virus mortel et inconnu. C’est proprement bouleversant. Et d’une simplicité folle. Comme une chronique de fin du monde. Sinon, DALLAS BUYERS CLUB fait dans le classique et l’ultra-efficace. Les distinctions vont lui pleuvoir dessus. et ce sera amplement mérité. Mais l’académisme hollywoodien de l’ensemble freine paradoxalement la puissance émotionnelle du film. On était pas loin d’un immense film…

En salles depuis le 29 janvier
2013. USA. Réalisé par Jean-Marc Vallée. Avec Matthew McConaughey, Jennifer Garner, Jared Leto…

 

La critique à Raymond c’est par là…

 

 

Partager