MOVIE MINI REVIEW : Divergente

MOVIE MINI REVIEW : Divergente

Note de l'auteur

DIVERGENTE

 

 

 

Les éleveurs fous de la grande foire bovine cinématographico-agricole d’Hollywood ont le plaisir et l’honneur de nous présenter la nouvelle race de génisse dépressive trépanée de la tête. Après la Jennifer mordorée à poil long, voici la Shailenette cendrée au nez musqué. Un magnifique spécimen au regard vide et au talent réduit à néant par des années de croisements consanguins dégueulasses. Et cette splendide Shailene, vue dans le bouleversant THE DESCENDANTS, s’accouple avec le pire du blockbuster contemporain, l’adaptation d’une sage littéraire S-F pour ados boutonneux et niaiseux…  Cette fois, c’est le pauvre Aldous Huxley, et son MEILLEUR DES MONDES, qui est victime d’une profanation dégueulasse à base de dystopie uchronique post-apocalyptique bidule, DIVERGENTE!
Dans le Chicago ravagé de dans demain, la population est divisée en classes multicolores (les gens sont plus faciles à reconnaître comme ça). Il y a les Fraternels (qui sourient tout le temps, les débiles…), les Altruistes (les neuneus qui s’occupent des autres, les naïfs), les Sincères (qui disent toujours la vérité, bonjour les boulets…), les Érudits (les grosses têtes à claques, les frimeurs prétentieux…) et les Audacieux (des Yamakasi tatoués qui courent partout, les golmons insouciants…). Y aussi les sans caste mais on s’en fout… Tout irait bien dans ce Meilleur des Nawaks s’il n’existait pas une population qui est tout ça à la fois. On les appelle les Divergents et on les massacre méticuleusement.
Béatrice (elle préfère Tris, ça fait plus débile, enfin rebelle quoi) en est une. Et elle va devoir affronter la société tyrannico-bidule la plus grotesque qu’on ait jamais vu (HUNGER GAMES, c’est du Shakespeare à côté). L’incohérence règne en maître. Le scénario tient du nawak de compétition. Bon. La gourdasse tatouée en cuir noir se révolte contre un monde pas gentil et tombe amoureuse d’un bellâtre mystérieux (comme toutes les ados du monde quoi). DIVERGENTE n’est rien d’autre qu’un produit mercantile calibré et insipide malgré une forte propension à la nanarditude carabinée, un truc totalement interchangeable et, comme souvent, suffisamment bien foutu (malgré un rythme de vieillard arthritique et une intrigue blindée d’impossibilités épuisantes) pour séduire ses proies favorites, immatures et acnéïques… Un grand rien de plus. Dites, les mecs, elle va s’arrêter un jour, cette mode???????

En salles depuis le 9 avril
2014. USA. Réalisé par Neil Burger. Avec Shailene Woodley, Theo James, Kate Winslet…

 

La critique à Blixou c’est par là…

 

 

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