MOVIE MINI REVIEW : Don Jon

MOVIE MINI REVIEW : Don Jon

Note de l'auteur

 

 

Joseph Gordon-Levitt fait dans la rom-com post-moderne. En un mot il a décidé de nous parler de sa bite. Des aventures rocambolesques de sa bite dans ce monde moderne aussi hypersexualisé que déshumanisé. Jon alias Don Jon (ça va les chevilles Joseph?) est un tombeur névrotique accroc aux nichons authentiques et virtuels (vive Internet et le porno à gogo!). Et un jour l’amour en chair et en nichons lui tombe sur le coin de la gueule. Et cet amour est incarné par le fantasme masculin absolu, Scarlett Johansson (filmée avec une vulgarité et un mépris invraisemblables). Comment Jon, la sex machine de la branlette numérique va t-il réussir à gérer à la fois sa relation charnelle et digitale???
Mais qu’est-ce qui a bien pu se passer dans la tête à Joseph pour qu’il se sente obligé de nous infliger un truc aussi creux et aussi nombriliste? DON JON est en perpétuel équilibre entre le culte idiot de Joseph pour lui même (et sa bite) et une vision complètement superficielle (et carrément misogyne par moments) des relations hommes-femmes (considérées comme un troupeau de dragons d’hystériques). Jon est un putain de robot à la vie réglée comme du papier à musique. Un très lointain cousin du psychopathe d’AMERICAN PSYCHO. Mais version horriblement édulcorée et profondément moralisatrice. Il n’y a jamais de malaise, de dérive malsaine. Parce que Jon est fondamentalement gentil malgré sa connerie crasse. Il aime ses parents, ses potes. Il va à la messe et se confesse en toute sincérité. Et seule une femme à la vie brisée, une morte-vivante parviendra à l’émouvoir.
En fait c’est littéralement impossible de comprendre ce qu’a voulu dire Joseph Gordon-Levitt avec son film. Pas assez sulfureux, beaucoup trop sage, formellement (quelle mise en scène insipide) et thématiquement (l’addiction au porno n’est qu’un gimmick sans lendemain). Et se comparer à DOM JUAN est d’une arrogance hallucinante. Il s’aime manifestement beaucoup le Gordon. C’est juste qu’on s’en fout en fait! C’est bien beau de vouloir parler de sa bite mais fallait pas la laisser réaliser ce film!

En salles depuis le 25 décembre
2013. USA. Réalisé par Joseph Gordon-Levitt. Avec Joseph Gordon-Levitt, Scarlett Johansson, Julianne Moore…

 

 

 

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