MOVIE MINI REVIEW : Dracula 3D

MOVIE MINI REVIEW : Dracula 3D

Note de l'auteur

 

 

 

Y se déroule comme une battle nanarde et intergalactique entre Brian De Palma et Dario Argento. Ces deux immenses réalisateurs, qui nous ont offerts des œuvres littéralement révolutionnaires dans les 70’s, ne sont plus que l’ombre de l’ombre de l’ombre d’eux-mêmes. De Palma se vautre dans le thriller mou nawesque et taré digne d’un pornosoft de deuxième partie de soirée sur la TNT (FEMME FATALE, PASSION) et Argento arpente vaillamment les contrées nanardeuses les plus reculées… Avec comme point commun une image vidéo dégueulasse et incompréhensible vue leurs glorieux passé.
Après un MOTHER OF TEARS proprement INCROYABLE (ce truc est l’un des pires films de ces 50 dernières années, nan mais vraiment quoi!) Dario s’attaque au gothique et mythique comte Dracula. Voici donc DRACULA 3D (attention les yeux), ou la version paresseuse des aventures érotico-sanglantes (vivent le gore et les nichons!) du vampire le plus célèbre du monde.
Bon déjà, Dario n’atteint pas l’horreur cataclysmique de MOTHER OF TEARS. C’est déjà un (immense) soulagement. Mais la puissance nanarde l’habite toujours. Résultat tel le ringardissimo et oublié MANIMAL, le comte se transforme en bestiole plus ou moins étrange genre un faucon (pourquoi pas), un loup (d’accord) ou une mante religieuse géante qui monte des escaliers (pardon???). Ce truc est consternant de vacuité et de paresse coupable. Dario s’en fout. Dario est devenu nihiliste, c’est pas possible autrement. Parce qu’un truc aussi laid (indigne d’un clip costumé et baroque de Mylène Farmer), aussi mal joué (pauvre Rutger Hauer) et blindé de SFX préhistoriques proprement insoutenables ne peut être qu’un manifeste anarchiste. Hein Dario, tu l’as fait exprès de nous ravager les neurones. Parce sinon faut vraiment que t’arrête de te ridiculiser comme ça. C’est gênant à la fin…

2012. Italie/France/Espagne. Réalisé par Dario Argento. Avec Thomas Kretschmann, Asia Argento, Rutger Hauer…

 

 

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