MOVIE MINI REVIEW : Elysium

MOVIE MINI REVIEW : Elysium

Note de l'auteur

 

 

 

En 2009, Neill Blomkamp avait impressionné la Terre entière avec DISTRICT 9, pamphlet politico-nihilsto-S-F super sanguinaire, super énervé et super original. Fraichement débarqué à Hollywood, la grande machine infernale à essorer le talent, Neil revient avec son nouveau délire, toujours à base de discours politique radical et de science fiction réaliste.
Dans le monde futur de demain de dans pas longtemps (l’an 2154, tout photocopiller sur le manga culte GUNMN), la société se divise en deux catégories. Les pauvres crevards reclus sur Terre dans des bidonvilles insalubres et les riches décomplexés réfugiés dans une station orbitale grand luxe avec piscine et boîte magique qui guérit le cancer et toutes les autres maladies même les éclats de grenades dans la tronche (ça commence fort, là). Dans un barrio de Los Angeles, Max (Matt Damon, super pas crédible en héros latino) fantasme depuis l’enfance sur Elysium. Après l’accident de travail le plus idiot et minable de tous les temps, il est irradié et condamné à mort. Il va partir alors dans une quête désespérée (et d’une facilité déconcertante) vers la station des étoiles pour atteindre une boîboîte magique…
Oubliée l’originalité furieuse de DISTRICT 9 et bonjour le crétinisme hollywoodien poussé à son paroxysme. Avec son scénario dégoulinant de bêtise (Neil est en pleine régression mental, il a le cerveau d’un teenager révolté contre la vilaine société pas gentille, quoi,de 12 ans), ELYSIUM pulvérise les limites connues de la puérilité (les gentils pauvres minorités contre les méchant riches blancs, bonjour la naïveté) et de l’invraisemblance scénaristique (ce truc est un carnaval d’impossibilités monstrueuses et risibles partout, tout le temps, chaque instant).
Voire ainsi Hollywood, temple pathétique du fric roi, nous pondre régulièrement ce genre de SF marxiste trisomique (souvenez-vous de TOTAL RECALL avec son ascenseur social qui passait par le centre de la Terre, du crétin TIME OUT avec ses Bonnie & Clyde du temps qui passe et préparez-vous au train post apocalyptique du froid avec LE TRANSPERCENEIGE) est un spectacle savoureux. Blomkamp film tout n’importe comment, ses (très très très rares) scènes d’action sont totalement incompréhensibles (coucou la shaky cam hystérique) et Matt Damon est über-ridicule dans son exosquelette en plastique face au cartoonesque Sharlto Copley.
En fait ELYSIUM ressemble à un plagiat sauvage et édulcoré de DISTRICT 9 orchestré par un tâcheron US dégénéré… Et dire que c’est le même réalisateur… Misère, misère! C’est toujours sur les pauvres cinéphiles que tu t’acharnes obstinément…

En salles depuis le 14 août
2013. USA Réalisé par Neill Blomkamp. Avec Matt Damon, Jodie Foster, Sharlto Copley…

 

 

 

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