MOVIE MINI REVIEW : Evasion

MOVIE MINI REVIEW : Evasion

Note de l'auteur

 

 

 

Drame du troisième âge à Hollywood…
La vieillesse est un naufrage cinématographique comme disait l’autre abruti, je sais plus qui… Deux vieilles radasses permanentées, botoxées et bodybuildées de la gueule aux abdos se retrouvent enfermées dans une maison de retraite/prison en plexiglass et en papier d’allu… Les deux mamies fomentent n’importe comment leur évasion nanarde et le voyeurisme cynique et taré est à son comble.
Sylvester et Arnold se rencontrent pour la première fois (EXPANDABLES 2, ça compte pas vraiment). Ces deux MILF stéroïdées auront attendu plus de 30 ans avant de se retrouver dans une catastrophe programmée réalisée par un yes man suédois, Mikael Håfström auteur du minable LE RITE. Et quelle purge atomique! Revival purement dégueulasse des pires actioners décérébrés stalloniens, EVASION est un remake caché, maritime et proprement consternant du navet  80’s HAUTE SÉCURITÉ de sinistre mémoire.
Ray Breslin (la grande Stalllone) est un super consultant de sa race spécialisé dans les évasions nanardes et impossibles. Ils se retrouve embabstillé dans une super prison secrète bidule au milieu de nulle part. Trahi par un traitre, il doit s’associer avec un prisonnier barbu, Emil (un Schwarzy en mode fégnasse) pour se libérer. Notamment grâce à un sextant de fortune (???) hilarant en plastoc…
EVASION, c’est une expérience insoutenable. Une machine nanarde à voyager dans le temps? Une copie immonde des plus immondes actioners des 80’s. Trente ans après, ce spectacle est tout simplement insoutenable. Les impasses scénaristiques dignes du livre des records de la connerie hollywoodienne s’enchaînent à un rythme effréné. Stallone et Schwary déambulent pitoyablement tels deux vieillards grabataires ravagés par l’Alzheimer partis à la recherche de leurs déambulateurs… Les seconds couteaux (Jim Caviezel, Sam Niell, Vincent D’Onofrio) se ridiculisent avec professionnalisme mais n’arrivent pas une seule putain de seconde à rivaliser avec nos deux patriarches pathétiques. La honte, la honte est partout. La honte règne en maître dans ce foutage de gueule permanent. Oser produire ce genre de laxatif visuel suscite un mélange de consternation, de haine pure et, quelque part, de respect (toute proportion gardée, hein!) au vu de ce suicide artistique absolu!
Chaque personne impliquée dans ce truc innommable mérite de finir ses jours dans cette prison nanarde avec ses gardes aux masques de carnaval vaguement pompés sur THX 1138. Il faut le voire pour le croire. Ce film dépasse l’entendement. On est dans un autre monde. Merci encore Sly (la vraie star du film). Merci pour cette nouvelle purge estampillée 2013! 2013, année des navets! Partout. Tout le temps…

En salles depuis le 13 novembre
2013. USA. Réalisé par Mikael Håfström. Avec Sylvester Stallone, Arnold Schwarzenegger, Jim Caviezel…

 

 

 

Partager