MOVIE MINI REVIEW : Fast & Furious 6

MOVIE MINI REVIEW : Fast & Furious 6

Note de l'auteur

 

 

 

 

 

Résumé des épisodes précédents : Vraoooooom vrooooooooooooaroum (bruit de moteurs surgonflés par des spécialistes trisomiques de tuning qui ne viennent curieusement pas du Nord-Pas-De-Calais), skriiiiiiiiiiiii (plaquettes de freins et neurones en fusion), ka pow (bruit de flingues), ka boom (tout plein de trucs qui explosent tout partout), sboooby sbooby (ça c’est le héros en train de s’ébrouer dans un océan de nichons plus ou moins siliconés, des nichons qu’on voit jamais parce que on est à Hollywood quand même, cette Babylone pudibonde et moralisatrice),  squishhhhyyyyyyyyy flooooooshhhy (le son du cerveau qui se recroqueville dans la boîte crânienne du spectateur et qui essaye désespérément de s’enfuir par les oreilles).
La franchise mongolo FAST & FURIOUS ne semble jamais vouloir s’arrêter. Ce fantasme masculin (et prépubère) ultime. Ce concept aussi simple que dégénéré (bagnoles + pétasses) cartonne sa race depuis très (qui a dit trop?) longtemps.
Dans ce sixième épisode (au secours!!!) tous les héros de la franchise (et y en a beaucoup bordel!!!) se retrouvent pour combattre un vilain méchant et sauver de l’amnésie la bomba latina Latty (la génialissime Michelle Rodriguez, en plein flinguage de carrière) décédée dans l’épisode 4 et ressuscitée dans le cliffhanger de l’épisode 5, enfin un truc dans le genre.
FAST & FURIOUS, c’est toujours la même chose. Du crétinisme macho à son paroxysme. Des cascades délirantes. Et de la trisomie cinématographique revendiquée et réclamée haut et fort par un public pervers et bon enfant. C’est tout le paradoxe de cette saga neuneu. Une apologie atomique de la connerie masculine réclamée par des fans pas du tout dupes de ce mercantilisme dégueulasse et permanent. Ce sixième opus, à l’intrigue anecdotique, remplit parfaitement son cahier des charges abrutissant. Des cascades impossibles, des vannes débiles et des jolies filles uniquement là pour satisfaire le repos du guerrier. Bref, FAST & FURIOUS, c’est la paroxysme du popcorn movie. Le symbole d’une société. Le miroir déformant de la vulgarité, réclamées et assumée, d’un monde en plein décadence. Une expérience quoi! Un voyage au cœur des ténèbres de la psyché et de la connerie humaine…
Avec un cliffhanger de folie…

En salles depuis le 22 mai
2013. USA. Réalisé par Justin Lin. Avec Vin Diesel, Paul Walker, Dwayne Johnson…

 

 

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