MOVIE MINI REVIEW : Fruitvale Station

MOVIE MINI REVIEW : Fruitvale Station

Note de l'auteur

 

 

 

Un fait divers incroyable. Surréaliste. Dégueulasse. Un jeune homme littéralement exécuté par des policiers sur le quai d’une obscure station de métro devant les objectifs surchauffés d’une armée de téléphones portables en fusion. Et un destin brisé. Celui d’un homme. Oscar.
Ryan Cooper, originaire lui aussi de la même banlieue de San Francisco, a voulu fuir les clichés angéliques et démoniaques tournoyant autour de ce jeune homme. FRUITVALE STATION (du nom de la gare où à eu lieu le drame) suit Oscar le jour fatidique. Dans sa petite vie d’ex-dealer tentant de se raccrocher vaille que vaille à la société. La banalité absolue de cette vie et la modestie de la mise en scène, dénuée d’effets de styles clinquants typiquement hollywoodiens, transforment cette chronique en voyage à la fois dérisoire et passionnant dans la vie d’un homme. Les scènes sans intérêt se succèdent paresseusement. Comme dans la real life quoi! Ce sont juste les dernières heures d’un jeune homme qui avait, malgré lui, rendez-vous avec cette saloperie de destin cette funeste nuit de la Saint-Sylvestre 2008. Mais bon. Aussi touchant soit-il, ce conte humaniste manque quand même cruellement de souffle. Ok Ryan Coogler rend hommage (mais pas trop, les secrets honteux d’Oscar sont bien là, y a pas d’anges dans la vraie vie) à son héros mais la vacuité fondamentale de l’entreprise et l’absence totale de point de vue rendent FRUITVALE STATION assez creux et ennuyeux. Comme la vie quoi! Mais bon. On est au cinéma bordel! Savoir transcender cinématographiquement le quotidien le plus insipide n’est pas à la portée de tout le monde. En tout cas pas à celle de Ryan Coogler. Dommage…

En salles depuis le 1er janvier
2013. USA. Réalisé par Ryan Coogler. Avec Michael B. Jordan, Melonie Diaz, Octavia Spencer…

 

 

 

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