MOVIE MINI REVIEW : Hunger Games : L’Embrasement

MOVIE MINI REVIEW : Hunger Games : L’Embrasement

Note de l'auteur

 

 

 

La jeune génisse Katniss (l’oscarisée Jennifer Lawrence) et son golmon Peeta ont survécu (le spectateur aussi, et c’était pas gagné!) aux nouveaux jeux du cirque du monde dystopique de dans demain dirigé par une caste de fans tarés du Rondo Venziano. La révolte gronde dans les districts de crévards. Y en a marre des chemises à jabot rutilantes, du satin dégueulasse et des expériences capillaires contre nature de cette aristocratie blindée de coiffeurs visagistes pervers et de couturiers daltoniens et manchots. Katniss (dans le futur on a tous des noms débile, super!) devient malgré elle un symbole de liberté pour les pauvres miséreux, opprimés par tant de mauvais goût. Mais le Capitole et l’immonde président Snow (Donald ‘à moi les dollar$’ Sutherland) ne vont pas se laisser faire comme ça. Un nouveau jeu de la mort ça vous dit les enfants?
Francis Lawrence (JE SUIS UNE LÉGENDE, CONSTANTINE, au secours!) succède au tacheron Gary Ross aux commandes de cette énième adaptation de romans pour jeunes adultes matinés de romantisme neuneu et de science-fiction ringarde.
Cette fois la politique est au cœur de l’intrigue. Le marxisme hollywoodien (aussi puéril que masochiste, le Capitole ressemblant quand même beaucoup beaucoup à notre société moderne du spectacle dont Hollywood est l’emblème absolu) brille de mille feux. HUNGER GAMES L’EMBRASEMENT abandonne le crétinisme enfantin (pas trop non plus) et la shaky cam dégueulasse. Résultat, ce deuxième opus, beaucoup plus sombre et bien mieux mis en scène (même si le hunger game spécial 75 ans bidule relève du foutage de gueule caractérisé), se regarde sans déplaisir.
Bon. Faut quand même se fader le regard bovin et le jeu WTF de Jennifer Lawrence (en plein pétage ce plomb mégalo depuis ses récompenses). Égérie beuglante d’un futur tout droit sorti d’un invraisemblable post apo italien des 80’s, Jennifer nous fait la totale! La peur, l’amour, la colère, le désespoir, tout ça avec le même regard vide et des grimaces faciales du visage inoubliables. C’est beau.
HUNGER GAMES L’EMBRASEMENT est un spectacle convenu, calibré, très bien foutu qui se conclut sur un cliffhanger mou qui annonce un final (scindé en deux épisodes, vivent les averses de $$$) succulent. C’est pas honteux, ni transcendant, ça fait le job quoi! On est dans le haut du panier de cette vague de films pour pucelles effarouchées (coucou le triangle amoureux) et bouffons acnéïques en montée d’hormones. Un pur produit désincarné de plus. La touche de marxisme pour les nuls apportant un semblant de saveur nanarde.

En salles depuis le 27 novembre
2013. USA. Réalisé par Francis Lawrence. Avec Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth…

 

 

 

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