MOVIE MINI REVIEW : Jem et les Hologrammes

MOVIE MINI REVIEW : Jem et les Hologrammes

Note de l'auteur

JEM

 

 

 

Dans les lointaines et furieuses 80’s, l’icone Barbie (poupée US dégueulasse de perfection impossible produite par l’empire Mattel) s’est vu concurrencée, un temps, par un autre empire du jouet américain, Hasbro (les mecs derrière les Transformers ou GI Joe). C’est ainsi que sont nées Jem and the Holograms, high concept hautement lobotomisant à base de dessin animé crétin et de poupées… Pour un résultat catastrophique… Trop chères, trop grandes, Hasbro s’est viandé dans les grandes largeurs et a vite abandonné Jem et ses Holomongologrammes
Mais c’était sans compter sur notre meilleur des mondes modernes made in Hollywood où la nostalgie rance règne en maître. La firme Hasbro, forte des succès (des succès, des succès bordel de putain de bordel, des succès !!!!!!!!!!) de la franchise décérébrée Transformers, du diptyque dégueulasse GI Joe, de l’immonde Battleship (l’adaptation SF de la bataille navale nan mais sérieusement) et de la mega arnaque Ouija (le film d’horreur qui fait jamais peur), s’est mise en tête de résurrecter Jem et les Hologrammes. En fracassant, bien sûr, le matériau d’origine.
C’est le tocard intergalactique Jon M. Chu (réalisateur de deux Sexy Dance, d’un documentaire sur Justin Bieber, au secours mes neurones, et de GI Joe : Conspiration, au secours mon cerveau) qui métamorphose cette histoire rocambolesque vaguement SF en comédie musicale 2.0 nawesque à base de Youtube à gogo et de réseaux sociaux lobotomisants.
Donc la Jem (Jerrica de son vrai nom) en question et ses frangines nous pulvérisent les globes oculaires des yeux et les tympans des oreilles avec cette success story musicale éculée (cousine consanguine des navets flamboyants Glitter et Crossroad) balayant totalement son modèle d’un revers postmoderne. Il faut un courage surhumain pour résister à la tentation d’arracher les cordes vocales avec une pince à épiler rouillée (histoire qu’elles souffrent beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup, surtout l’épouvantable Aubrey Peeples, vue dans Sharknado, ça s’invente pas une filmo pareille) de ces quatre bécasses hurlants des chansons dégoulinantes de niaiserie.
Cette production Jason Blum (coucou les inserts en found footage) repousse les limites de l’épouvante filmique et s’avère plus terrifiante que les sagas Paranormal Activity et Insidious réunies (en même temps c’est pas difficile) ! Cette vision méprisante de l’adolescence contemporaine doublée d’un conte initiatique SF hautement nanardeux (que quelqu’un pulvérise ce robot side kick minable, merci) repousse toutes les limites du kitch made in 80’s mixé avec le nombrilisme digital moderne ! Le positivisme US fanatique, brandit comme un étendard entre deux chansons répugnantes hurlées par le quatuor de génisses trépanées, la vision imbécile de l’industrie musicale moderne (au secours Juliette Lewis en caricature de manager démoniaque) et le look disco préhistorico-minable du groupe propulsent ce sidérant Jem et les Hologrammes directement au Panthéon des navets putassiers, à la maison mère, au terminus des prétentieux. Et cette putain de muzak FM répugnante… Partout… Tout le temps… N’importe quoi !
Je veux mourir…

En salles depuis le 13 avril
2016. USA. Réalisé par Jon M. Chu. Avec Aubrey Peeples, Stefanie Scott, Aurora Perrineau…

 

 


Jem et les Hologrammes / Bande-annonce… par Theambak

 

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