MOVIE MINI REVIEW : La légende d’Hercule

MOVIE MINI REVIEW : La légende d’Hercule

Note de l'auteur

HERCULE

 

 

Le Gigantesque Accélérateur de Particules Nanardomogolo d’Hollywood (le GIACPANAHO pour ceux qui connaissent) semble bloqué depuis quelques temps sur la commande peplum dégénéré (essayez un peu d’oublier POMPEI et 300 LA NAISSANCE D’UN EMPIRE). Et c’est l’inévitable surchauffe, l’incident grave, la fuite radioactive… Et c’est beau l’apocalypse filmique…
Après Thésée et Leonidas, c’est le demi-dieu Hercule (celui des 12 travaux qu’on verra jamais) qui débarque, les pectoraux digitaux au vent et le charisme aux abonnés absents pour faire n’importe quoi n’importe où avec sa grosse épée. Et en 3D s’il vous plaît ! Avant la version de Brett Ratner avec Dwayne Johnson (tous aux abris), c’est le colossal Renny Harlin qui nous balance son Hercule à lui (c’est trop tard pour fuir, faisez vos prières les mecs). Et avec Renny, le bon goût et la subtilité sont de sortie.
Voici donc Hercule, Kellan Lutz (tocard vu à la télé), espèce de bœuf surmusclé transgénique en minijupe avec des nichons plus gros que ceux de la princesse blondasse planche à pain de service (l’inconnue Gaya Weiss qui fait tout pour le rester), qui va démembrer, en slo-mo délirante, tout plein de mecs patibulaires à travers la mer méditerranée. Renny ose tout (c’est aussi pour ça qu’on l’aime), notre Finlandais taré pompe sans vergogne ni talent tout ce qui a eu un minimum de succès, de 300 (le navet matriciel des enfers) à GLADIATOR avec un soupçon de SPARTACUS (la série) et de BEN HUR et des zillions d’autres trucs. Et le résultat est, bien évidemment, affligeant… On ne sait où donner de la tête. Entre une mise en scène répugnante, une image dégueulasse et un casting de tocards interdimensionnels (seul le super Scott Adkins s’en sort vaguement en super méchant cabotin tout barbu du visage), LA LÉGENDE D’HERCULE, tournée dans la magnifique Bulgarie bien sûr, est un agrégat de perversion filmique. Mais bon. Faut quand même être devenu un cinéphile nihilisto-masochiste pour supporter ce navet stratosphérique et son climax particulièrement WTF ! Renny le barbare finnois a encore frappé ! Et il cogne fort le scandinave… Salaud va !

En salles depuis le 19 mars
2014. USA. Réalisé par Renny Harlin. Avec Kellan Lutz, Gaia Weiss, Scott Adkins…

 

 

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