MOVIE MINI REVIEW : Le Congrès

MOVIE MINI REVIEW : Le Congrès

 

 

 

Comment rebondir après un chef d’œuvre? VALSE AVEC BACHIR, 2008. Dessin animé révolutionnaire, documentaire onirique d’une mélancolie folle sur la guerre et ses soldats en perdition…
2013. Ari Folman revient avec un nouveau projet hyper ambitieux. Un mélange animation/prise de vues réelles, un cocktail uchronique réaliste et fantasmagorique. Robin Wright (Robin Wright) est une actrice quadragénaire totalement has been (c’est loin PRINCESS BRIDE). Un producteur lui propose un contrat étrange. Se faire entièrement scanner pour devenir une actrice à la fois réelle et virtuelle (coucou S1M0NE) au service des pires nanars du studio fictif (mais pas trop non plus) Miramount. Elle accepte. Et disparait 20 ans. Invitée, pour son retour à la « vie », Robin plonge (elle sniffe une fiole bizarre à l’entrée des Studios) dans un monde parallèle. Un deuxième monde chimérique, en dessin animé néorétro et horriblement laid. Et il va se passer tout plein de trucs incompréhensibles et sans intérêt.
La dégringolade est vertigineuse. Oubliée la finesse de VALSE AVEC BACHIR, on dit bonjour à un déferlement de S-F prétentieuse consternante. Un trip (vive les drogues hallucinogènes) crétin tout pompé sur le visionnaire Satoshi Kon (l’empereur des monde parallèles fantasmés) et sur les films écrits par Charlie Kaufman (ETERNEL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MIND ou BEING JOHN MALKOVICH). Graphiquement, c’est le grand nawak ahurissant. Ari plonge dans une esthétique ultrarétro venue des 30’s (merci Max ‘BETTY BOOP’ Fleischer) et remise au goût du jour par les créateurs tarés de BOB L’ÉPONGE. Ce monde virtuel est d’une laideur interplanétaire!
Mais y a pire… La première partie, en prises de vue réelles est une authentique torture. La mise en scène se vautre dans le néant et les pauvres acteurs, livrés à eux-mêmes, se ridiculisent en déclamant sans conviction leurs dialogues aberrants. LE CONGRÈS c’est quand même une expérience. Une souffrance. Un mystère. Mais c’est quoi qu’il veut dire Ari ? On comprend rien de rien. Tout ce qu’on sait c’est que nos rétines et nos neurones se sont fait cramées par autant de laideur! Il faut prendre quoi comme drogue dure avant de regarder ça? Parce qu’à jeun, c’est insoutenable…

En salles depuis le 3 juillet
2013. Israel/Allemagne/Pologne/Luxembourg/France/Belgique. Réalisé par Ari Folman. Avec Robin Wright, Harvey Keitel, Danny Huston…

 

 

 

Partager