MOVIE MINI REVIEW : Le Hobbit : la Désolation de Smaug

MOVIE MINI REVIEW : Le Hobbit : la Désolation de Smaug

Note de l'auteur

 

 

 

Le troupeau de nains à gros nez, accompagnés par Bilbo le hobbit à gros pieds, poursuit son périple numérique dans la Terre du Milieu (le pays des Bayrouistes) vers la montagne du trucudor pour récupérer l’archen-bidule-stone (un caillou qui brille dans le noir) des griffes géantes de l’immonde et bavard dragon Smaug.
Peter Jackson abandonne l’humanité et la mélancolie (les nains, peuple maudit et apatride) du premier opus pour se vautrer allègrement dans une orgie de 3D, de HFR-machin et de virtuosité vaine. En fait, Jackson est toujours incapable d’insuffler le moindre souffle de vie à ses personnages insipides et horriblement archétypaux. Sa caméra lelouchienne tournoie et tournoie et tournoie n’importe comment autour de cette compagnie qui marche sur les pas de ses successeurs (et ça faut quand même le faire) du SEIGNEUR DES ANNEAUX. Tout ce déferlement de CGI, aussi somptueux soient-ils (et ils le sont) ne masque pas une seule putain de seconde le néant abyssal de l’intrigue. À vouloir transformer son dyptique originel en tryptique (10000000000000000000000000000% mercantile), Jackson dilue son intrigue jusqu’à la folie. L’arc autour du retour du fils de la vengeance de la mort de la malédiction du vilain tout plein Sauron qui veut répandre la méchanceté et l’obscurité bidule et celui des ridicules elfes misanthropes à oreilles pointues en latex polluent totalement le film.
Jackson souffre du même syndrome que Guillermo Del Toro et son navet atomique PACIFIC RIM, le fan service aveugle… Jackson traite l’heroic fantasy avec un respect étouffant et sincère. Tout est trop parfait. Parfait et beaucoup trop sage. Le dragon Smaug est magnifique. tout est magnifique. Trop magnifique… On est devant un gigantesque livre d’illustrations. Des illustrations aussi belles que creuses et désincarnées. Quand, en plus, on connaît déjà le dénouement, ça aide pas…

En salles depuis le 11 décembre
2013. USA/Nouvelle-Zélande. Réalisé par Peter Jackson. Avec Ian McKellen, Martin Freeman, Richard Armitage…

 

 

 

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