MOVIE MINI REVIEW : Le Loup De Wall Street

MOVIE MINI REVIEW : Le Loup De Wall Street

Note de l'auteur

 

 

 

Bienvenue. Bienvenue dans un opéra baroque et délirant chargé jusqu’à la gueule de cocaïne, de putes de luxe, de cocaïne, de zillions de dollar$, de cocaïne, de nichons à perte de vue, de capitalisme sauvage et de cocaïne! Bienvenue dans la vie aussi authentique que rocambolesque de Jordan Belfort, le loup de Wall Street! Un trader/gourou/escroc de haut vol qui a ravagé l’économie américaine et probablement financé à lui tout seul de trafic de drogue et et la prostitution dans le New York des 90’s.
Un personnage aussi fou, aussi WTF, aussi flamboyant, aussi minable et aussi envoutant ne pouvait que fasciner ce grand dingo de Martin Scorsese. Et l’inoubliable auteur des AFFRANCHIS revient d’entre les morts (ses derniers navets poussifs) pour nous balancer à la tronche un spectacle total, un film fou à la démesure de son sujet et à la démesure de son acteur principal! Quelle joie de revoir Scorsese se vautre comme ça, avec un style d’une classe folle et un enthousiasme communicatif, dans l’hystérie boursière 90’s et la psyché d’un tel taré du cerveau.
Et DiCaprio, dans la lignée de sa fantastique performance dans DJANGO UNCHAINED se déchaîne comme jamais! Sa prestation, tout en folie (plus ou moins) contenue, est proprement époustouflante. Tour à tour magnétique, terrifiant, délirant et pathétique, DiCaprio nous fait la totale en totale roue libre et en cabotinage incroyable.
On sort essoré de ce rollercoaster sous l’emprise de toutes les drogues les plus inimaginables. On est dans une pure tragédie humaine. Un conte (im)moral moderne. Jordan Belfort, comme Tony Montana (mais sans les flingues et les carnages), est obsédé par la réussite à tout prix, totalement incapable de s’arrêter à temps. Sa fin est programmée à la seconde où il se lance dans les affaires boursières plus ou moins légales. Et cette frénésie autodestructive se double d’un spectacle hilarant par moments. Ces héros tragiques et lamentables, plus idiots les uns que les autres, sont les enfants dégénérés et si proches de Charles Foster Kane. Mais version 90’s, version clinquant, version fric à go-go. Tout dans l’exhibitionnisme, les narines dans la cocaïne, le reste du corps noyé dans une mer de nichons elle-même engloutie dans un océan de dollar$. L’Amérique, la vraie! Une pute immature, charismatique, sans scrupules, émouvante et défoncée de partout!

En salles depuis le 25 décembre
2013. USA. Réalisé par Martin Scorsese. Avec Leonardo DiCaprio, Jonah Hill, Margot Robbie…

 

 

 

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