MOVIE MINI REVIEW : Le Vent Se Lève

MOVIE MINI REVIEW : Le Vent Se Lève

Note de l'auteur

 

 

 

Le vent se lève, il faut tenter de vivre.
Voilà. C’est fini. Un géant du cinéma tire sa révérence. Hayao Miyazaki nous offre, pour son dernier film, une rêverie cauchemardesque pleine de poésie et de liberté. LE VENTE SE LÈVE est un long poème visuel en prose (le titre est d’ailleurs tiré d’une œuvre de Paul Valery) à la fois labyrinthique et linéaire, indolent et furieux, romantique et tragique.
Sous le prétexte de raconter la création du Mitsubichi Zero, le mythique avion de chasse japonais de la seconde guerre mondiale, Miyazaki fusionne la vie de deux authentiques personnes, l’ingénieur Jiro Horikoshi et le romancier Tatsui Hori. Et balaie du revers de la main toutes les conventions formelles et scénaristiques!
La frontière entre rêve et réalité est littéralement pulvérisée! On ne sait jamais vraiment où l’on est. Tout semble surnaturel, du tremblement de terre dévastateur de 1923 (une putain de scène choc au minimalisme ravageur) aux bruitages irréels des avions, entièrement faits à la voix humaine… LE VENT SE LÈVE est une œuvre très difficile d’accès (c’est son gros défaut), une expérience sensorielle de chaque instant. Un paradoxe monumental pour un film a priori réaliste. Jiro rêve éveillé. Il vit et élabores ses avions dans ses rêves. Et il tombe amoureux d’une chimère, une jeune fille à la santé aussi fragile que l’esprit de Jiro.
En fait LE VENT SE LÈVE est le film le plus fou et le plus libre de Miyazaki. Un truc d’une noirceur insondable, à l’antimiltarisme forcené. Et paradoxalement le plus hermétique. L’ennui gêné n’est malheureusement jamais très loin de ce genre de films cérébraux…
Un bien étrange testament…
Le film de trop?

En salles depuis le 22 janvier
2013. Japon. Réalisé par Hayao Miyazaki. Avec les voix de Hideaki Anno, Miori Takimoto, Hidetoshi Nishijima…

 

 

 

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