MOVIE MINI REVIEW : Les Amants Du Texas

MOVIE MINI REVIEW : Les Amants Du Texas

Note de l'auteur

 

 

 

L’Amérique. L’Amérique rurale fantasmée des 60’s. L’Americana quoi ! Un genre à part entière du ciné US, magnifié, entre autres, dans les superbes premiers films de Terrence Malick, LA BALADE SAUVAGE et LES MOISSONS DU CIEL. C’est rien de dire qu’on pense très fort (mais alors très très fort, trop fort quoi) à Malick en regardant LES AMANTS DU TEXAS. Pourtant David Lowery, en commençant son film là où s’arrêtent systématiquement les histoires de outlaws romantiques à la BONNIE & CLYDE ou GUN CRAZY, c’est-à-dire au moment de l’arrestation des amants criminels (bien qu’en général ils meurent les armes à la main), faisait preuve d’un remarquable originalité.
Bob (Casey Affleck en mode autocaricature) est en prison. Ruth (la mimi Rooney Mara) est libre. LES AMANTS DU TEXAS suit le destin parallèle de ce couple impossible et tragique. Le truc, c’est que Lowery nous balance un film horriblement maniéré et désincarné. Pourtant tout est là ! Les décors époustouflants, les cadrages au cordeau, la voix off éraillée et sentencieuse, les contre-jours jolis tout plein, les acteurs au regard pénétré (par quoi ???) et à l’accent plouc (on est au Texas) horrible de perfection. Et pourtant, absolument rien de fonctionne.
Cette pompeuse ode mécanique à l’éternélité de la ruralitude et la puissance incommensurable de l’amour est d’un ennui atomique. Et, fondamentalement, d’une prétention ahurissante. On est devant une copie aussi parfaite que froide des films à Malick. Mais sans sa puissance panthéiste hallucinante de beauté. Tout est factice. C’est carrément insupportable de néant ce truc. Une caricature (encore une) de film indé US calibré, à l’image prête, pour le festival de Sundance (où il a été sélectionné bien sûr quelle coïncidence !). Une spectaculaire contrefaçon !

En salles depuis le 18 septembre
2013. USA. Réalisé par David Lowery. Avec Rooney Mara, Casey Affleck, Ben Foster…

 

 

 

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