MOVIE MINI REVIEW : Les Brasiers de la Colère

MOVIE MINI REVIEW : Les Brasiers de la Colère

Note de l'auteur

 

 

 

De temps à autre Hollywood la décadente rutilante aime plonger à corps perdu dans le drame rural plouc rempli jusqu’à la gueule de caricatures de gravures de mode jouant à se faire peur dans la peau de bouseux dégénérés pittoresques du quart-monde. Un sous-genre à part entière. Une machine à Oscars aussi calibrée que la première rom-com pour pucelle qui passe.
Scott « CRAZY HEART » Cooper transpose vaguement et mollement le mythique VOYAGE AU BOUT DE L’ENFER de Cimino dans l’Amérique profonde. Celle de la « Rust Bell » (la ceinture de la rouille). Une Amérique ruinée par la désindustrialisation sauvage. Une Amérique à l’abandon. Comme un retour à la sauvagerie. Une sauvagerie magnifiée par l’étourdissant WINTER’S BONES.
Deux frères. Un ouvrier tranquille et un soldat qui multiplie les missions en Irak. Deux destins antagonistes qui vont se rejoindre après la disparition du jeune vétéran, perdu dans le monde glauque des combats truqués et des parrains mafieux psychopathes défoncés au crystal meth.
LES BRASIERS DE LA COLÈRE est un catalogue du parfait petit film-indé. Tout y est. Des décors de friches industrielles furieusement cinégéniques (là on est à Braddock, Pensilvannie), des acteurs à accent plouc en mode introspection (Christian Bale, Casey Affleck et Woody Harrelson), une intrigue minimaliste sépulcrale et une mise en scène langoureuse envoutée par une Americana en pleine agonie. On ne s’ennuie pas. On est bien. On n’est jamais surpris. Tout se passe comme prévu. C’est l’éternel problème de ces produits soit-disant indépendants genre MUD ou A SINGLE SHOT. Ils sont en fait aussi artificiels que leur cousins les blockbusters stéréoïdés… Tout ça manque cruellement d’authenticité…

En salles depuis le 14 janvier
2013. USA. Réalisé par Scott Cooper. Avec Christian Bale, Casey Affleck, Woody Harrelson…

 

 

 

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