MOVIE MINI REVIEW : L’Étrange couleur des larmes de ton corps

MOVIE MINI REVIEW : L’Étrange couleur des larmes de ton corps

Note de l'auteur

L'ETRANGE-COULEUR

 

 

 

Mais qu’avez-vous fait à l’adorable corps d’Edwige ? Et qui l’a vue mourir ?
Un business man (la tanche Klaus Tange) rentre d’un voyage d’affaire pour découvrir la mystérieuse disparition pleine de mystère de sa femme. Il va partir à sa recherche dans un déferlement de nawak psychédélico-stroboscopico-mégalo tout en rouge et bleu (et vert aussi et noir & blanc tant qu’on y est). Ça, c’était pour l’aspect compréhensible de ce truc. Après, le héros danois au visage et au talent tailladé à la serpe émoussée va errer dans un splendide immeuble art déco et dans sa tête où y’a tout plein de visions kaléïdoscopiques en splitscreen aussi bariolées que gratuites.
C’est le grand retour du couple démoniaque Hélène Cattet/Bruno Forzani ! Après avoir pompé n’importe comment l’œuvre du grand Mario Bava (et tout l’univers du giallo) dans l’insipide et pas du tout amer AMER, nos deux psychopathes franco-belges de la prétention filmique s’attaquent à Dario Argento. Période SUSPIRIA et INFERNO. Et, comme précédemment, ils font ça n’importe comment et, surtout, avec une arrogance hallucinante.
Visuellement dégueulasse (on est pas loin de l’übernanar des étoiles LES RENCONTRES D’APRÈS MINUIT et du pseudo transgressif porno-soft-style digne des soirées dominicales de M6, LES NUITS ROUGES DU BOURREAU DE JADE) et à des années lumière de la beauté plastique d’AMER, notre duo infernal s’adonne à la branlette cinématographique art-déco hermétique et doctrinaire. Ok ils veulent nous balancer un cinéma purement sensoriel bidule tout malsain et moite et sexuel mais c’est pas une raison pour étaler autant de vacuité et de nanardise. Les nichons s’illuminent littéralement (c’est pratique, je veux les même à la maison !), un vilain tueur du plafond (WTF ???) agresse une génisse trépanée dans un noir & blanc dégueulasse pendant que la tanche danoise se clone à l’infini dans un cauchemar indigne de Jean Rollin.
Y a rien à comprendre ok ! Juste ressentir… Le malaise, l’ennui, la gêne, l’incompréhension, le rire involontaire, et, pour finir, la consternation…
Hélène Cattet et Bruno Forzani se fourvoient une fois de plus (une fois de trop ?). AMER possédait l’avantage de la nouveauté et de la surprise. L’ÉTRANGE COULEUR DES LARMES DE TON CORPS n’en est qu’un pâle resucée. C’est toujours énervant de voir deux prétentiards détourner comme ça un sous-genre ultra bis et ultra vénal pour en faire une « œuvre » expérimentale horriblement imbue de sa petite personne. Le giallo était un genre aussi taré et pervers qu’immensément populaire, pas un montage sans queue ni tête de micro-métrages expemérientalo-mongoloïdes qui se prend pour une œuvre d’art moderne… Et la narration bordel ? Pathétique quoi !

En salles depuis le 12 mars
France/Belgique/Luxembourg. Réalisé par Hélène Cattet et Bruno Forzani. Avec Klaus Tange, Ursula Bedena, Joe Koener…

La critique à Gillou c’est par là…

 

 

 

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