MOVIE MINI REVIEW : Lettre À Momo

MOVIE MINI REVIEW : Lettre À Momo

Note de l'auteur

 

 

 

La capacité du cinéma d’animation japonais à aborder de front les épreuves les plus dures de la vie est toujours aussi impressionnante et stupéfiante d’audace!
Momo (et sa môman) emménage sur une île paumée en mer intérieure du Japon. Elle vient de perdre brutalement son père océanographe, mort en expédition. Elle va rencontrer d’étranges démons capricieux et pittoresques.
La mort. Le deuil. La souffrance. L’impossible acceptation. Et le retour à la vie… Hiroyuki Okiura (réalisateur du fantastique JIN-ROH en 1999) se ballade tranquillement dans des territoires arpentés régulièrement par l’immense Hayao Miyasaki. Comment ne pas penser (un peu trop fort, Hiroyuki) au chef d’œuvre MON VOISIN TOTORO (et aussi à PONYO SUR LA FALAISE). Même thématique (l’enfance face à la mort de l’un de ses parents), même bestiaire animiste délirant et même naturel désarmant de pureté. Okiura n’atteint pas le génie de son modèle mais LETTRE À MOMO est d’une majesté et d’une naïveté (dans le bon sens du terme, sans les émotions frelatées à la Disney quoi) bouleversante. Les dernières paroles, cruelles, de Momo à son père la hantent au plus profond d’elle même. Seule sa relation iconoclaste avec le trio de gentils démons va l’aider à surmonter ses souffrances et se libérer de sa malédiction.
C’est déchirant de simplicité, de délicatesse et d’humour. Et quand même un peu trop inspiré (pour être gentil) de Miyasaki…

En salles depuis le 25 septembre
2011. Japon. Réalisé par Hiroyuki Okiura. Avec les voix de Karen Miyama, Yuka, Daizaburo Arakawa…

 

 

 

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