MOVIE MINI REVIEW : Ma Vie Avec Liberace

MOVIE MINI REVIEW : Ma Vie Avec Liberace

Note de l'auteur

 

 

 

De tous les musiciens américains tarés et extravagants, (Wladziu Valentino) Liberace était de loin le plus cinglé (ouais pire que Little Richards !). Ce showman légendaire était une attraction spectaculaire et aussi le symbole d’un Las Vegas clinquant et décadent. Et sa vie a été aussi délirante que ses innombrables costumes en strass kitchissimes qui rendent aveugles et que ses pianos boules à facettes avec un chandelier (candelabra en anglais) systématiquement posé dessus (le piano, pas Liberace) !
Steven Soderbergh abandonne (soit disant définitivement) le cinéma, s’associe avec la branchouille (et un peu en perte de crédibilité) HBO, et nous balance MA VIE AVEC LIBERACE, incroyable plongée dans le monde bariolé de ce pianiste fou. Milieu des 70’s. Scott Thorson, jeune plouc californien beau comme un dieu (Matt Damon dans l’une de ses meilleures performances) devient l’amant, puis l’assistant, puis le fils adoptif (?!) puis le clone (vive la chirurgie esthétique) de cette grande folle tordue (qui usait de tous les stratagèmes pour cacher son homosexualité à son public, et avec succès en plus !!!) de Liberace ! Ce truc a beau être un biopic ultra classique dans sa construction, le spectacle proposé est par moment totalement incroyable. La folie de cette relation délirante (et sincère) entre ces deux hommes est filmée avec une délicatesse et une retenue magnifiques. Soderbergh s’efface totalement (un peu trop parfois) derrière ce sujet en or. Et ses acteurs, tous fantastiques… Tour à tour grotesque, touchant, terrifiant, pathétique, Michael Douglas est proprement époustouflant. Son duo avec Matt Damon frise la perfection ! Soderbergh signe un film plein d’amour et d’affection pour cet homme bigger than life, une espèce de WTF à paillettes vivant, un grand enfant capricieux et cruel et tellement attachant !

En salles depuis le 18 septembre
2013. USA. Réalisé par Steven Soderbergh. Avec Michael Douglas, Matt Damon, Dan Aykroyd…

PS. La critique à Raymond du film est par là…

 

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