MOVIE MINI REVIEW : Machete Kills

MOVIE MINI REVIEW : Machete Kills

Note de l'auteur

 

 

 

L’incommensurable tâcheron américano-mexicain Robert Rodriguez, jumeau chicano-démoniaque de notre consternant et national Luc Besson, est de retour!  Et avec son personnage fétiche, impassible et irrémédiablement Z, Machete (Danny ‘j’ai jamais su jouer mais j’ai une jolie moustache’ Trejo).
Voici MACHETE KILLS, séquelle du navet stroboscopique MACHETE, lui-même déclinaison en long métrage d’un trailer imaginaire (et déjà minable) issu du film-concept-et-mega-bide GRINDHOUSE de sinistre mémoire (imaginé avec Quentin Tarantino) où chaque réalisateur nous a livré son pire film, PLANET TERROR pour Rodriguez et BOULEVARD DE LA MORT pour Tarantino.
Machete, le flic de la police mexicaine, revient donc. Il est tout énervé et il doit, cette fois, se dépêtrer d’un complot trisomico-atomique et d’une immense bouillie narrative et artistique. Bouillie particulièrement indigeste. Pitoyable clone latino de James Bond, qui baise et qui butte tout ce qui passe dans un rayon de dix mètres, Machete tripote des super bonasses sans talent (coucou Amber Heard qui dit au revoir à sa carrière) et affronte un super vilain qui veut détruire la Terre et les gentils mexicains (Mel ‘je suis en mode cabotin nihiliste’ Gibson).

Robert Rodriguez continue son voyage cynique au cœur des ténèbres Z. Cette fois, le gars nous balance un rip off latino, honteux et bordelique d’AUSTIN POWERS (nan mais quelle idée saugrenue). Une parodie de parodie de parodie de film d’espionnage quoi ! Le truc, c’est qu’il faut détenir un minimum de talent pour réussir cet exercice hautement périlleux. Et le talent, c’est LE TRUC qui manque à Robert Rodriguez depuis toujours. Ce mec n’est qu’un cinéaste horriblement malin et opportuniste. Tel un Roger Corman ou un Samuel Z. Arkoff (les inventeurs du cinéma d’exploitation moderne sans foi ni loi), Robert amalgame les références (STAR WARS, MAD MAX entre autres) n’importe comment pour en faire des produits (enfin, des arnaques cinématographiques ouais) ultra calibrés et ultra bâclés qui ne tiennent que dans leurs bandes-annonces.
Le résultat relève du supplice. Rodriguez ne sait définitivement pas filmer. Il est incapable de construire une scène, de créer un tension ou d’élaborer un gag… Rien… Le néant absolu. On atteint les rives du nanar surréaliste et vertigineux. On rigole de scènes consternantes sensées faire elles-mêmes rire en parodiant des films eux-mêmes parodiques ! Ça frise l’art contemporain là…
Robert se fout gentiment et littéralement de la gueule des spectateurs. Il nous balance un bidule paresseux, condescendant et vulgaire. Parce que c’est exactement comme ça qu’il nous considère. Des machines décérébrées à lui filer du ca$h. Ce mépris ostentatoire est simplement gerbant…

En salles depuis le 2 octobre
2013. USA/Russie. Réalisé par Robert Rodriguez. Avec Danny Trejo, Michelle Rodriguez, Mel Gibson

 

 

 

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