MOVIE MINI REVIEW : Mama

MOVIE MINI REVIEW : Mama

Note de l'auteur

 

 

Guillermo Del Toro peut être (par moments) un réalisateur passionnant mais, à l’instar de Sam Raimi, dès qu’il se met à produire des trucs qui font peur (enfin qui devraient faire peur) y a plus personne et c’est la grande foire à la purgeasse! Après le remake minable de DON’T BE AFRAID OF THE DARK, Guillermo et un certain Andrés Muschietti (encore un espagnol qui signe son premier long, adapté de son court métrage) nous balancent MAMA.
MAMA ou la démonstration par l’absurde de tout ce qu’il faut faire pour NE JAMAIS FAIRE PEUR… C’est malin ça…
Deux gamines, disparues mystérieusement depuis 5 ans, sont retrouvées à l’état d’enfants sauvages décharnés (idée géniale jamais exploitée n°1). Elle sont recueillies par le frère jumeau de leur père (idée géniale jamais exploitée n°2). Mais elles semblent avoir ramené avec elles un truc bizarre, une personne qu’elles appellent Mama (idée géniale n°3, exploitée n’importe comment celle-là!!!).
Présenté comme ça on s’attend à un suspens étouffant genre c’est qui cette Mama et est-ce qu’elle existe vraiment quoi??? Ben non… L’élément fantastique sur lequel repose entièrement l’intrigue quand même assez éculée du film est spoilée d’entrée de jeu par Andrés! C’est juste n’importe quoi… Résultat, ya  plus de mystère mystérieux. Tout, absolument tout devient horriblement prévisible. Les jump scare paresseux et clichetonneux s’enchainent sans aucune imagination. En fait plus ça va plus ça devient drôle de voir ce couple d’abrutis (le beau gosse insipide Nikolaj Coster-Waldau et la pauvre Jessica Chastain transformée en laideron atomique genre la fusion entre une génisse et la fausse rockeuse Joan Jett) ne rien comprendre à ce qui se passe.
Bon. Le look littéralement terrifiant de Mama (Guillermo possède au moins un fantastique talent de designer de monstres) ne fait que souligner l’inanité du film. On a vu ça tellement de fois quoi! MAMA est un spectacle aux confins de l’indigence. Un truc qui plonge dans le nanar délirant sur la fin (attention aux flash backs les plus laids et crétins de tous les temps et aux cheveux baladeurs qui cirent le parquet).
Et ce machin a reçu le Grand Prix à Gerardmer??? Ridicule…

En salles depuis le 15 mai
2013. Espagne/Canada. Réalisé par Andrés Muschietti. Avec Jessica Chastain, Nikolaj Coster-Waldau, Megan Charpentier…

 

 

 

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